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Jeunesse (Aide à la)

Mise en autonomie de mineurs : des changements à venir

La mise en autonomie de mineurs se heurte à de nombreux obstacles, en particulier concernant l’accès au logement. Des pistes d’amélioration sont à l’étude.

22-06-2012 Alter Échos n° 341

Garantie locative, coût de l'installation, confiance du propriétaire, loyers trop chers... autant d'obstacles à la mise en autonomie de mineurs. Des pistes d'amélioration sont à l'étude.
La mise en autonomie de mineurs reste bien souvent un casse-tête. Les indemnités mensuelles octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles restent bien inférieures au Revenu d'intégration sociale, ce qui rend plutôt complexe l'accès à un logement décent. Les aides au paiement d'une garantie locative sont quasi inexistantes. Idem pour la prime d'installation. Et, par-dessus le marché, les propriétaires sont généralement réticents à louer leur bien à un mineur en difficulté. Sur le terrain, à Bruxelles, des services de l'Aide à la jeunesse travaillent avec des agences immobilières sociales (AIS) pour faciliter ces mises en autonomie. Ces agences permettent au locataire de payer un loyer modéré. De plus, elles gèrent le bien pour les propriétaires.C'est par exemple le cas du service d'aide en milieu ouvert (AMO) SOS jeunes qui collabore avec l'AIS Transit-toit. Une mise en autonomie peut être négociée à 16 ans et neuf mois. L'AIS fournit un logement de transit pour trois mois (prolongeables six semaines). Pendant ce temps, l'AMO accompagne le jeune dans son « apprentissage économique et social ». Tout est mis en place pour qu'à l'issue de ces trois mois, le jeune s'installe dans un appartement « o...

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Garantie locative, coût de l'installation, confiance du propriétaire, loyers trop chers... autant d'obstacles à la mise en autonomie de mineurs. Des pistes d'amélioration sont à l'étude.
La mise en autonomie de mineurs reste bien souvent un casse-tête. Les indemnités mensuelles octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles restent bien inférieures au Revenu d'intégration sociale, ce qui rend plutôt complexe l'accès à un logement décent. Les aides au paiement d'une garantie locative sont quasi inexistantes. Idem pour la prime d'installation. Et, par-dessus le marché, les propriétaires sont généralement réticents à louer leur bien à un mineur en difficulté. Sur le terrain, à Bruxelles, des services de l'Aide à la jeunesse travaillent avec des agences immobilières sociales (AIS) pour faciliter ces mises en autonomie. Ces agences permettent au locataire de payer un loyer modéré. De plus, elles gèrent le bien pour les propriétaires.C'est par exemple le cas du service d'aide en milieu ouvert (AMO) SOS jeunes qui collabore avec l'AIS Transit-toit. Une mise en autonomie peut être négociée à 16 ans et neuf mois. L'AIS fournit un logement de transit pour trois mois (prolongeables six semaines). Pendant ce temps, l'AMO accompagne le jeune dans son « apprentissage économique et social ». Tout est mis en place pour qu'à l'issue de ces trois mois, le jeune s'installe dans un appartement « o...

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Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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