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Santé mentale

Loi De Block : vers la standardisation de la psychothérapie

Avec sa nouvelle version de la loi réglementant la psychothérapie, la ministre de la Santé Maggie De Block s’est attirée les foudres d’une part des professionnels de la santé mentale, qui s’insurgent contre les menaces qui pèsent sur la relation thérapeutique.

©flickr cc_jurek_d.-

Avec sa nouvelle version de la loi réglementant la psychothérapie, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block s’est attiré les foudres d’une part des professionnels de la santé mentale. Ils s’insurgent contre les menaces qui pèsent sur la relation thérapeutique.

Juillet 2016. Maggie De Block révise la loi dite «Muyle-Onkelinx», qui proposait un cadre légal à la psychothérapie. Ce faisant, elle balaye d’un revers de la main quinze ans de négociations et de concertation avec le terrain. Concrètement, la ministre de la Santé réserve aujourd’hui la profession de psychothérapeute aux seuls diplômés en médecine, en psychologie clinique et aux orthopédagogues cliniciens, reléguant la psychothérapie dans le champ de la pratique médicale qu’elle veut evidence-based (1). Dans le secteur de la santé mentale, les voix s’élèvent pour dénoncer la déshumanisation et la standardisation des pratiques induites par la nouvelle version de la loi. Sept recours ont été déposés par des professionnels du secteur et la loi a été momentanément suspendue par la Cour constitutionnelle. Un nouveau collectif a aussi vu le jour pour se faire entendre: le Collectif des praticiens de la parole (COPEL-COBES). Interview de trois de ses fondateurs, Gil Caroz, Marie Bremond et Geert Hoornaert.

Alter Échos: Le Collectif des praticiens de la parole (COPEL-COBES) est né dans le contexte de l’opposition à ...

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Juillet 2016. Maggie De Block révise la loi dite «Muyle-Onkelinx», qui proposait un cadre légal à la psychothérapie. Ce faisant, elle balaye d’un revers de la main quinze ans de négociations et de concertation avec le terrain. Concrètement, la ministre de la Santé réserve aujourd’hui la profession de psychothérapeute aux seuls diplômés en médecine, en psychologie clinique et aux orthopédagogues cliniciens, reléguant la psychothérapie dans le champ de la pratique médicale qu’elle veut evidence-based (1). Dans le secteur de la santé mentale, les voix s’élèvent pour dénoncer la déshumanisation et la standardisation des pratiques induites par la nouvelle version de la loi. Sept recours ont été déposés par des professionnels du secteur et la loi a été momentanément suspendue par la Cour constitutionnelle. Un nouveau collectif a aussi vu le jour pour se faire entendre: le Collectif des praticiens de la parole (COPEL-COBES). Interview de trois de ses fondateurs, Gil Caroz, Marie Bremond et Geert Hoornaert.

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Juillet 2016. Maggie De Block révise la loi dite «Muyle-Onkelinx», qui proposait un cadre légal à la psychothérapie. Ce faisant, elle balaye d’un revers de la main quinze ans de négociations et de concertation avec le terrain. Concrètement, la ministre de la Santé réserve aujourd’hui la profession de psychothérapeute aux seuls diplômés en médecine, en psychologie clinique et aux orthopédagogues cliniciens, reléguant la psychothérapie dans le champ de la pratique médicale qu’elle veut evidence-based (1). Dans le secteur de la santé mentale, les voix s’élèvent pour dénoncer la déshumanisation et la standardisation des pratiques induites par la nouvelle version de la loi. Sept recours ont été déposés par des professionnels du secteur et la loi a été momentanément suspendue par la Cour constitutionnelle. Un nouveau collectif a aussi vu le jour pour se faire entendre: le Collectif des praticiens de la parole (COPEL-COBES). Interview de trois de ses fondateurs, Gil Caroz, Marie Bremond et Geert Hoornaert.

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice web, contact freelances, journaliste (social, santé, logement).

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