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L’OCDE établit six scénarios pour l’avenir de l’école

L’OCDE publiait il y a quelques années six scénarios vers lesquels l’école pourrait tendre. Jean-Marie De Ketele les présentait lundi lors de la conférence de presse pour le lancement du Pacte pour un enseignement d’excellence.

© Tobias Lunchbreath, Scenarios. Flickr.

L’OCDE publiait il y a quelques années six scénarios d’avenir pour l’école. Jean-Marie De Ketele les présentait lundi lors de la conférence de presse pour le lancement du Pacte pour un enseignement d’excellence.

En introduction à la conférence de presse au sujet du Pacte pour un enseignement d’excellence, Jean Marie De Ketele, professeur à l’UCL, psychopédagogue et titulaire de la Chaire UNESCO en Sciences de l’Education, a présenté en quelques minutes une analyse sur l’avenir de l’école réalisée par l’OCDE en 2001.

Celle-ci se base sur six scénarios vers lesquels l’école de demain pourrait se diriger. Comme le précise l’étude, il reste à déterminer si ces scénarios sont probables et/ou souhaitables. Ces scénarios, dont la portée est estimée entre 15 et 20 ans, sont regroupés en trois catégories, « l’extrapolation du statu quo », « la re-scolarisation » et « la dé-scolarisation ». Chacune d’entre elles est composée de deux hypothèses.

Selon le premier cas, l’extrapolation du statu quo, il y aurait une  « évolution continue des modèles existants », c’est à dire un renforcement de la bureaucratie, une extension du marché scolaire et une « persistance des problèmes d’image et de ressources de l’école ». Ce système, particulièrement résistant à toute forme de changement, voit une « confiance très diminuée dans la valeur de l’école publique » et une privatisation de plus en plus grande du monde de l’éducation.

Dans cas de la re-scolarisation, « un renforcement considérable de l’école, conjugué avec un dynamisme nouveau, une meilleure reconnaissance et de nouveaux objectifs » serait envisageable. L’école serait ici au cœur de la collectivité, s’inspirant du modèle finlandais, et serait perçue comme la solution face aux inégalités sociales. En bref, il s’agit du scénario typiquement hollywoodien dont l’issue serait une happy end rendant le sourire à tous.

Le troisième cas est celui du scénario catastrophe, la dé-scolarisation, dans lequel l’école connaîtrait un déclin suite à un exode des enseignants et à une émergence d’une société d’apprenants en réseau. Rejet du système scolaire établi, naissance de « communautés d’intérêt », menace de l’équité, etc.

Cet article n’est qu’un bref résumé de l’explication de M. De Ketele et du document publié en 2001 par l’OCDE. Pour plus d’informations, rendez-vous sur l’analyse en question.

Margo D'Heygere (st.)

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