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Le Dispositif d’accrochage scolaire à Bruxelles : de nouveaux moyens et un exemple

Le Dispositif d’accrochage scolaire (DAS) a été lancé par la Région bruxelloise en juin 2000 afin de soutenir des projets améliorant l’attractivitéde l’école. Les initiatives financées sont sélectionnées sur la base d’un appel à projets relayé chaque année par les différents ministresconcernés : Jean-Marc Nollet et Pierre Hazette pour la Communauté française, et Guy Vanhengel pour la Vlaamse gemeenschapscommissie (la commission communautaire flamande quis’occupe de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles).

28-07-2005 Alter Échos n° 140

Le Dispositif d’accrochage scolaire (DAS) a été lancé par la Région bruxelloise en juin 2000 afin de soutenir des projets améliorant l’attractivitéde l’école. Les initiatives financées sont sélectionnées sur la base d’un appel à projets relayé chaque année par les différents ministresconcernés : Jean-Marc Nollet et Pierre Hazette pour la Communauté française, et Guy Vanhengel pour la Vlaamse gemeenschapscommissie (la commission communautaire flamande quis’occupe de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles).

La Région finance en fait le personnel et les frais de fonctionnement du DAS. Comme le rappelle François-Xavier de Donnea, ministre-président de la Région, ” le DAS,maillon essentiel de la politique de prévention menée en Région de Bruxelles-Capitale, a pour but non pas de lutter contre le décrochage scolaire mais de leprévenir en améliorant l’accrochage scolaire “. Les projets soutenus dans ce cadre viennent de tous les réseaux d’enseignement, de tous les niveaux et des institutions aussi bienfrancophones que néerlandophones. Ils ne concernent que les moments situés hors du temps scolaire (après 16 h et sur le temps de midi). Ce sont les communes qui transmettent lesprojets proposés (puisque les moyens émargent au budget de l’aide régionale aux communes bruxelloises) mais les écoles se trouvent à la source du montage desprojets, et, ” dans beaucoup de cas, des associations locales sont parties prenantes “.

Le dispositif n’a cessé de se développer puisque, au cours de l’année 2002-2003, plus de 150 projets ont été soutenus, soit le double de l’année scolaireprécédente. Le budget consacré au DAS est jusqu’à présent de 750 000 euros (pour des subsides de 800 à 12 000 euros. Pour l’année scolaire prochaine,ce budget augmente de 25 % pour passer à un million d’euros. L’appel à projets qui sélectionnera les bénéficiaires de ces moyens est en train d’êtrediffusé et sera clôturé le 15 juillet. Une cellule de coordination1 s’occupe de la sélection et du suivi des projets introduits par les différentes communes. Ellerassemble également au 15 juin les évaluations “collégiales” réalisées par les directeurs d’école sur la base de différents avis (celui del’école mais aussi ceux des jeunes, des partenaires associatifs et de l’association de parents éventuelle). Les écoles (qui peuvent remettre jusqu’à trois projets) n’ontpas d’obligation de réussite mais bien d’autoévaluation et de réorientation en fonction des objectifs poursuivis. Les thèmes majeurs autour desquels les écoles ontconstruit leurs projets cette année sont la maîtrise des langues (principalement à l’attention des primo-arrivants) ; la lutte contre la violence par l’expression, les jeux et lessports ; l’aide aux devoirs et le tutorat.

Un exemple chez Arpaije : des entretiens de remotivation en CEFA

Pour illustrer la relance d’un nouvel appel à projets DAS, le ministre-président de la Région bruxelloise a invité la presse au restaurant Arpaije qui sert derestaurant d’application à la section hôtellerie du Cefa d’Ixelles – Schaerbeek2 (une des huit implantations de ce Cefa). Ce Cefa a en effet mis en œuvre un suivi particulierdes élèves dans leur scolarité qui comme dans tout Cefa se partage entre l’entreprise et l’école. Les présences sont prises de manière ” fouillée ” cequi permet de détecter au plus tôt les situations de décrochage. Si un certain nombre de jours d’absence s’avèrent injustifiés et si des convocations restent sansréponse, un médiateur, externe à l’école et financé par le DAS, intervient. Nicolas Roubaud, le médiateur, explique que ” tout est dans la façond’approcher le jeune : c’est l’institution qui demande et le jeune qui offre “. Sur les 20 jeunes qui en ont bénéficié, ce coaching individuel a permis de réaccrocher 50%dans leur projet initial et 25 % dans un autre projet, les 25 % restants ayant fait l’objet de ” l’intervention d’autres acteurs comme la mission locale pour l’emploi mais aussi la police… “Pascale Labiau, coordinatrice du DAS explique que ce projet est original puisque ” les entretiens de remotivation ne sont encore que très rarement appliqués autre part que dans lesentreprises “. Le DAS réfléchit à la possibilité d’étendre cette expérience à plusieurs établissements scolaires en leur proposant decréer une cellule de ressources commune.

1 . Cellule de coordination, av. du Maelbeek, 18 à 1040 Bruxelles, tél./fax : 02 230 99 62, courriel : das.bxl@belgacom.net, contact : Pascale Labiau.
2 . Cefa d’Ixelles-Schaerbeek, rue Mercelis, 38 à 1050 Ixelles, tél. : 02 511 23 16.

Donat Carlier

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