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Emploi/formation

La perfectible ascension des Scop belges

Sortes de «super-coopératives» de travailleurs, les Scop sont très à la mode en France. Chez nous, la situation est franchement plus compliquée. En cause, notamment: le cadre législatif. Un frémissement est cependant perceptible.

En 2004, l’entreprise drômoise Ceralep est mise en liquidation judiciaire. Aidés par les habitants de Saint-Vallier et les collectivités territoriales, les 52 salariés rachètent leur entreprise, qui devient une Scop.

Sortes de «super-coopératives» de travailleurs, les Scop sont très à la mode en France. Chez nous, la situation est franchement plus compliquée. En cause, notamment: le cadre législatif. Un frémissement est cependant perceptible.Publié le 3 mai 2016.Attention, moment devinette. Je suis âgée de plus de 100 ans. Je suis une star en France et relativement méconnue en Belgique. Qui suis-je? Vous pensez à Eudoxie Baboul, la doyenne des Français âgée de 114 ans? Vous avez tout faux. Il s’agit plutôt de la Scop (voir encadré «Les Scop à la sauce française»), du petit nom que l’on donne généralement aux «sociétés coopératives et productives». Outre-Quiévrain, ces super-coopératives de travailleurs font partie du paysage depuis longtemps. On dit «super-coopératives» parce que leurs caractéristiques ont de quoi impressionner. Jugez plutôt. Dans une Scop française, 51% du capital de l’entreprise au moins est détenu par les travailleurs. Ceux-ci détiennent également au moins 65% des droits de vote à l’assemblée générale. À l’heure des délocalisations à tout va, voilà qui a de quoi faire rêver. Pour beaucoup, les Scop permettent en effet de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisables. Il y régnerait aussi une plus grande équité sociale.Pour beaucoup, les Scop permettent de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisablesEn Belgique pourtant, le modèle en...

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Sortes de «super-coopératives» de travailleurs, les Scop sont très à la mode en France. Chez nous, la situation est franchement plus compliquée. En cause, notamment: le cadre législatif. Un frémissement est cependant perceptible.Publié le 3 mai 2016.Attention, moment devinette. Je suis âgée de plus de 100 ans. Je suis une star en France et relativement méconnue en Belgique. Qui suis-je? Vous pensez à Eudoxie Baboul, la doyenne des Français âgée de 114 ans? Vous avez tout faux. Il s’agit plutôt de la Scop (voir encadré «Les Scop à la sauce française»), du petit nom que l’on donne généralement aux «sociétés coopératives et productives». Outre-Quiévrain, ces super-coopératives de travailleurs font partie du paysage depuis longtemps. On dit «super-coopératives» parce que leurs caractéristiques ont de quoi impressionner. Jugez plutôt. Dans une Scop française, 51% du capital de l’entreprise au moins est détenu par les travailleurs. Ceux-ci détiennent également au moins 65% des droits de vote à l’assemblée générale. À l’heure des délocalisations à tout va, voilà qui a de quoi faire rêver. Pour beaucoup, les Scop permettent en effet de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisables. Il y régnerait aussi une plus grande équité sociale.Pour beaucoup, les Scop permettent de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisablesEn Belgique pourtant, le modèle en...

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Sortes de «super-coopératives» de travailleurs, les Scop sont très à la mode en France. Chez nous, la situation est franchement plus compliquée. En cause, notamment: le cadre législatif. Un frémissement est cependant perceptible.Publié le 3 mai 2016.Attention, moment devinette. Je suis âgée de plus de 100 ans. Je suis une star en France et relativement méconnue en Belgique. Qui suis-je? Vous pensez à Eudoxie Baboul, la doyenne des Français âgée de 114 ans? Vous avez tout faux. Il s’agit plutôt de la Scop (voir encadré «Les Scop à la sauce française»), du petit nom que l’on donne généralement aux «sociétés coopératives et productives». Outre-Quiévrain, ces super-coopératives de travailleurs font partie du paysage depuis longtemps. On dit «super-coopératives» parce que leurs caractéristiques ont de quoi impressionner. Jugez plutôt. Dans une Scop française, 51% du capital de l’entreprise au moins est détenu par les travailleurs. Ceux-ci détiennent également au moins 65% des droits de vote à l’assemblée générale. À l’heure des délocalisations à tout va, voilà qui a de quoi faire rêver. Pour beaucoup, les Scop permettent en effet de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisables. Il y régnerait aussi une plus grande équité sociale.Pour beaucoup, les Scop permettent de créer des entreprises stables, démocratiques, peu délocalisablesEn Belgique pourtant, le modèle en...

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Julien Winkel

Julien Winkel

Journaliste (emploi et formation)

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