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Enquête INS : certains résidents permanents sont satisfaits de leur environnement

Le 24 septembre, l’Institut national de statistique (INS)1 a livré ses conclusions sur le jugement porté par le Belge concernant ses conditions de logement. Il tire celles-cides résultats de l’enquête socio-économique générale menée en octobre 2001. L’analyse porte sur quatre points ayant trait àl’environnement du logement : l’aspect des bâtiments dans le voisinage, la propreté, la qualité de l’air et la tranquillité. « À chacun deces points de vue, les habitants de la Belgique germanophone se montrent le plus satisfaits, suivis par les Flamands et les Wallons, explique-t-on à l’INS. Les habitants de laRégion de Bruxelles-Capitale sont en règle générale les moins enthousiastes. Ce sont surtout les aspects de tranquillité et de qualité de l’air quis’y révèlent problématiques. Des ménages bruxellois, 35 % sont en proie au bruit et aux nuisances sonores, tandis que 30 % donnent une note insuffisante en ce quiconcerne la qualité de l’air. »

28-07-2005 Alter Échos n° 150

Le 24 septembre, l’Institut national de statistique (INS)1 a livré ses conclusions sur le jugement porté par le Belge concernant ses conditions de logement. Il tire celles-cides résultats de l’enquête socio-économique générale menée en octobre 2001. L’analyse porte sur quatre points ayant trait àl’environnement du logement : l’aspect des bâtiments dans le voisinage, la propreté, la qualité de l’air et la tranquillité. « À chacun deces points de vue, les habitants de la Belgique germanophone se montrent le plus satisfaits, suivis par les Flamands et les Wallons, explique-t-on à l’INS. Les habitants de laRégion de Bruxelles-Capitale sont en règle générale les moins enthousiastes. Ce sont surtout les aspects de tranquillité et de qualité de l’air quis’y révèlent problématiques. Des ménages bruxellois, 35 % sont en proie au bruit et aux nuisances sonores, tandis que 30 % donnent une note insuffisante en ce quiconcerne la qualité de l’air. »

En tout, 33,6 % des Belges sont très satisfaits de l’aspect des bâtiments de leur voisinage et 57,3 % se disent satisfaits. Concernant la propreté du voisinage, 34,3 % ensont très contents et 55,2 % sont satisfaits. Sur le volet de la qualité de l’air, 29,4 % l’estiment très agréable, 54,6 % la considèrent bonne, mais 16 % ne s’en satisfont pas. Enfin, par rapport à la tranquillité du voisinage, 30,2 % des Belges en sont très satisfaits, 46,7 % sont satisfaits, contre 23 % demécontents.

Quelques enseignements sur l’habitat permanent

L’enquête de l’INS révèle également des conclusions instructives sur les résidents permanents dans les équipements touristiques (campings,domaines, parcs de week-end). Les auteurs observent que « le type de logement – caractéristique elle-même, bien sûr, fortement corrélée au type dequartier – a une incidence sur le pourcentage d’insatisfaits et de satisfaits. » Parmi les personnes exprimant un avis négatif, le groupe le plus important rassemble leshabitants de caravanes, de chalets et de roulottes (17,2 %).

Cependant, poursuivent-ils, « si l’on examine à part les ménages qualifiant de très agréable l’aspect esthétique des bâtiments duvoisinage, on trouve les pourcentages les plus élevés chez les personnes vivant dans des quatre-façades unifamiliales (47,8 %), mais les résidents de caravanes, chalets etroulottes arrivent, pour le pourcentage de satisfaits, en deuxième position (35,5 %). Ce dernier groupe se caractérise par une assez grandehétérogénéité ; une partie non négligeable des habitants de camping et de chalet bénéficie d’un cadre verdoyant et tendra donc àtrouver le voisinage agréable. Les moins enthousiastes apparaissent être les ménages occupant un logement dans une rangée de maisons (21,2 %). »

L’analyse des chiffres montre aussi une certaine satisfaction chez les résidents permanents en ce qui concerne la qualité de l’air. De nombreux ménages vivant enappartements ou dans une maison mitoyenne sont insatisfaits de la qualité de l’air. Pour les auteurs, « il faut se garder toutefois de conclure à un rapport de causeà effet entre insatisfaction à l’endroit de la qualité de l’air et le fait d’habiter un appartement ou dans une rangée de maisons. Il se trouvesimplement que les appartements sont plus souvent situés en ville, et les alignements de maisons mitoyennes sont caractéristiques du milieu urbain, plus spécialement desquartiers industriels anciens. Néanmoins, il est probable que le mécontentement ait en partie un fondement sociologique, sans que cette interprétation sociologique suffiseà rendre compte entièrement des résultats, ainsi que l’atteste la proportion plus faible d’insatisfaits parmi les ménages résidant dans des caravanes,des cabanons et des roulottes. » En effet, ces derniers vivent le plus souvent dans des espaces verts. Ils ont tout lieu d’être satisfaits de la qualité de l’air.»

1. INS, Infoshop Bruxelles, rue de Louvain, 44/46 à 1000 Bruxelles, tél. : 02 548 63 65, fax : 02 548 63 67,
site : http://statbel.fgov.be

Baudouin Massart

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