Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Secteurs (autres)

Community organizing : les classes populaires prennent le pouvoir

Le community organizing, forme d’action collective venue des États-Unis, fait l’objet d’un intérêt croissant en France, timide encore en Belgique. On la définit comme un syndicalisme de terrain – et citoyen aussi – un «contre-pouvoir local» bien organisé qui mise avant tout sur la mobilisation. Éclairage avec Julien Talpin, politiste de l’Université de Lille, qui a réalisé une enquête ethnographique dans trois organisations communautaires de Los Angeles, et Adrien Deroux, fondateur de l’Alliance citoyenne de Grenoble.

Acampada, Barcelona, 26/05/1011. © Flickrcc Julien Lagarde.

Los Angeles, 2013. George Zimmerman, l’homme qui a tiré sur Trayvon Martin, Afro-Américain de 17 ans, est relaxé. La ville est frappée par de violentes émeutes. La révolte est canalisée par le travail d’organisations communautaires nées 20 ans plus tôt dans la foulée d’autres émeutes. Celles-ci sont composées d’habitants de ces quartiers populaires qui se rassemblent et se mobilisent en vue de défendre leurs intérêts et de gérer des problèmes du quotidien relatifs à l’éducation, aux transports ou au logement notamment, selon une méthode appelée le community organizing («organisation communautaire»). Cette forme d’action collective – dont la paternité revient à Saul Alinsky1 – est très répandue aux États-Unis depuis la fin des années septante. On la définit comme un syndicalisme de terrain – et citoyen aussi – un «contre-pouvoir local» bien organisé qui mise avant tout sur la mobilisation. Le community organizing fait l’objet d’un intérêt croissant en France, timide encore en Belgique. Éclairage avec Julien Talpin, politiste de l’Université de Lille, qui a réalisé une enquête ethnographique dans trois organisations communautaires de Los Angeles2 et suit de près son importation et déploiement en France.

Pourquoi le community organizing (CO) intéresse-t-il aujourd’hui les travailleurs sociaux et militants?

Cette méthode permet de faire des choses qu’on a beaucoup de mal à fa...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Los Angeles, 2013. George Zimmerman, l’homme qui a tiré sur Trayvon Martin, Afro-Américain de 17 ans, est relaxé. La ville est frappée par de violentes émeutes. La révolte est canalisée par le travail d’organisations communautaires nées 20 ans plus tôt dans la foulée d’autres émeutes. Celles-ci sont composées d’habitants de ces quartiers populaires qui se rassemblent et se mobilisent en vue de défendre leurs intérêts et de gérer des problèmes du quotidien relatifs à l’éducation, aux transports ou au logement notamment, selon une méthode appelée le community organizing («organisation communautaire»). Cette forme d’action collective – dont la paternité revient à Saul Alinsky1 – est très répandue aux États-Unis depuis la fin des années septante. On la définit comme un syndicalisme de terrain – et citoyen aussi – un «contre-pouvoir local» bien organisé qui mise avant tout sur la mobilisation. Le community organizing fait l’objet d’un intérêt croissant en France, timide encore en Belgique. Éclairage avec Julien Talpin, politiste de l’Université de Lille, qui a réalisé une enquête ethnographique dans trois organisations communautaires de Los Angeles2 et suit de près son importation et déploiement en France.

Pourquoi le community organizing (CO) intéresse-t-il aujourd’hui les travailleurs sociaux et militants?

Cette méthode permet de faire des choses qu’on a beaucoup de mal à fa...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)