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Blocs ministres I

Alter Échos n° 448-449 29 août 2017 Alter Échos

Éliane Tillieux : « La situation change d’heure en heure »

Du côté du cabinet d’Éliane Tillieux, ministre de l’Emploi en Région wallonne, on est bien en peine de dire ce qu’il en sera des dossiers importants, comme la réforme des APE. « La situation change toutes les heures », nous explique-t-on. Au niveau des subsides, tous ceux dépendant d’une décision de la ministre (moins de 25.000 euros) passent « s’ils sont complets », nous dit-on. En gouvernement (plus de 25.000 euros) aussi, jusqu’à preuve du contraire. (Julien Winkel)

Pierre-Yves Demargne : « réel blocage » de la réforme du logement wallon

À peine est-il devenu ministre du Logement en Région wallonne (suite à la démission de Paul Furlan) que Pierre-Yves Demargne s’attaquait à une grande réforme du logement. Celle-ci entend réaménager le logement public et privé (notamment via un renforcement de la lutte contre les logements privés inoccupés), créer un fonds d’investissement pour des logements sociaux et refondre le fonds de garantie locative. Au cabinet du ministre, on ne se prononce pas pour l’avenir. « Il y a un réel blocage, explique Jean Fassiaux, porte-parole du ministre, le projet de décret modifiant le code du logement a été bloqué en troisième lecture le 6 juillet dernier. On ne sait pas ce que vont devenir les différents points. » Exemple concret : l’assouplissement du bail étudiant espéré par le ministre pour la rentrée sera donc reporté… (Manon Legrand)

Jean-Claude Marcourt : le refinancement de « Brasero » fait long feu

Du côté de chez Jean-Claude Marcourt (PS), ministre wallon de l’Économie et de l’Économie sociale, on note qu’un certain nombre de dossiers « économie sociale » sont affectés par la situation actuelle. « On peut citer la réforme des agences-conseils, la réforme des services de proximité (IDESS) et la structuration des activités de microcrédit », explique le cabinet. Il note également qu’il était prévu d’impulser des logiques coopératives et collaboratives à travers d’autres dispositifs (plan numérique, plan commerce, plan PME – Small Business Act)… « Pour les prochaines échéances, ce sera au futur gouvernement de concrétiser (ou non) ces réformes et nouvelles mesures », conclut-il à ce niveau.

En ce qui concerne le programme Brasero, censé soutenir les coopératives, le cabinet note que le cdH a « refusé que le point sur le refinancement de la mesure soit approuvé par le gouvernement de jeudi dernier (NDLR : 6 juillet) ». Il souligne également que « le dispositif concernant le soutien à 30 nouvelles entreprises qui auraient généré, en référence aux moyennes observées à ce jour, un investissement direct de 24 millions d’euros dans l’économie wallonne » s’est trouvé compromis. « Ces projets auraient permis le rachat de plusieurs entreprises par leurs travailleurs, le développement des énergies renouvelables et le développement d’activités immobilières, donnant directement du travail à des entreprises de construction notamment. Sans décision sur ce dossier, c’est l’ensemble des efforts faits par la Wallonie et spécifiquement par le ministre de l’Économie, pour construire une réelle économie durable, performante, associant les citoyens à travers leur participation et leurs investissements, qui est stoppé », fait-on encore remarquer.

Rayon financement, le cabinet affirme que tout ce qui peut être signé par Jean-Claude Marcourt sera exécuté. « Le changement futur du gouvernement n’a pas d’incidence sur les versements des subventions qui sont directement gérés par l’administration », note-t-il.

Enfin, en ce qui concerne les dossiers « en cours », « le cabinet du ministre poursuit le travail, dans le respect des procédures et des organes d’avis que celles-ci prévoient. Le ministre signera les actes qu’il pourra jusqu’au dernier jour où il assurera ses fonctions ». (Julien Winkel)

Didier Gosuin : business as usual

« On continue comme si de rien n’était. » C’est en substance le message délivré par le cabinet de Didier Gosuin (Défi), ministre de l’Emploi, de l’Économie et de la Formation à Bruxelles. Pour preuve, le cabinet souligne qu’il vient de débloquer près de 3,5 millions d’euros en aides à destination de six entreprises bruxelloises. Côté appels à projets, c’est le même discours : un appel pour le soutien aux projets d’entrepreneuriat numérique (400.000 euros) vient d’être lancé. « Et, le 13 juillet, nous en déposerons un autre censé sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat », explique-t-on du côté du cabinet.

En ce qui concerne les subsides, le topo est le même : pas de blocages. « Le cdH est très collaboratif et le PS fait toujours partie de la majorité », souligne le cabinet de Didier Gosuin. Un constat qui paraît couler de source : le PS tente probablement de faire profil bas. (Julien Winkel)

 

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