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30 % des indépendants sous le seuil de pauvreté : résultats et débats

Le 25 septembre, Johan Lambrecht et ellen Beens, respectivement professeur et chercheuse à la Katholieke Universiteit Brussel (KUB)1 organisaient un colloque autour des résultats deleur étude sur la pauvreté des indépendants.

28-07-2005 Alter Échos n° 150

Le 25 septembre, Johan Lambrecht et ellen Beens, respectivement professeur et chercheuse à la Katholieke Universiteit Brussel (KUB)1 organisaient un colloque autour des résultats deleur étude sur la pauvreté des indépendants.

Leurs chiffres contredisent en effet les stéréotypes les plus répandus sur les indépendants. Un tiers des indépendants à titre principal vivent sous leseuil de pauvreté national de 594 euros par mois (données 1998). Sur l’ensemble de la valeur ajoutée produite par les indépendants (à titre principaltoujours), 70 % sont le fait des deux tiers qui gagnent le moins.

Des causes multiples

Même si l’étude de la KUB ne prend pas en compte toutes les dimensions de la pauvreté (autres revenus des indépendants que ceux déclarés àl’Inasti, en particulier), elle contient un important volet d’enquête qualitative pour mieux cerner les ressorts concrets de la pauvreté des indépendants et leursconséquences.

Les chercheurs proposent notamment une typologie des causes de la fabilesse des revenus des indépendants.

> Des causes économiques, liées aux mutations du contexte (concurrence, etc.)

> Des causes liées à l’action publique : culture de contrôle et de sanction des administrations, poids de la fiscalité, faiblesses du statut social (couverturemaladie p.ex.), mauvaise organisation des travaux publics (pour les commerçants à front de rue), etc.

> Des « revers de fortune » : accidents professionnels, mauvais payeurs, abus de tiers comme des comptables, etc.

> Des causes personnelles (accidents de la vie), dont l’impact semble nettement plus marqué que chez les salariés vu les différences de statut social et les liensétroits entre vie professionnelle et vie privée des indépendants.

Et de proposer nombre de pistes de solution pour lutter contre la pauvreté de ce public particulier : améliorations à apporter au statut, allègement de lafiscalité, création de services d’accompagnement social spécialisés, etc.

1. Studiecentrum voor Ondernemerschap (SVO), Ehsal-KUB, stormstraat 2 à 1000 Brussel, tél. : 02 210 16 01,
fax : 02 210 16 03, e-mail : johan.lambrecht@ehsal.be ; site web : http://www.svobrussel.be

Thomas Lemaigre

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