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Emploi/formation

2300 m2 pour la formation des jeunes Bruxellois

26 octobre 2016 Pierre Jassogne

Depuis le 21 octobre, Bruxelles Formation dispose d’un nouvel espace situé au  180 rue royale dédié à la formation des jeunes chercheurs d’emploi bruxellois.

2300 m2 pour offre des possibilités nouvelles aux 18-24 ans. Voilà l’objectif de bf.tremplin jeunes qui s’inscrit dans le programme européen de « garantie pour la jeunesse », lancé en avril 2013, donnant un véritable coup d’accélérateur à la formation des jeunes Bruxellois. « Sur les 12.000 jeunes inscrits chez Actriris comme chercheur d’emploi, nous avons estimé que nous aurions besoin de près de 3000 places de formation par an pour les jeunes. Malheureusement, aucune de nos structures d’accueil ne pouvait absorber une telle demande », explique le ministre de l’emploi, Didier Gosuin. Entre 2013 et 2015, les demandes de formations des jeunes chercheurs d’emploi de moins de 25 ans ont augmenté de 29 % à Bruxelles. Rien que l’an dernier, ce sont près de 2368 jeunes chercheurs d’emplois qui ont été formés au sein de Bruxelles Formation, soit une augmentation de 27 % par rapport à 2014.

Public visé : les jeunes possédant au maximum le CESS (diplôme de l’enseignement secondaire). Un public qui présente généralement un faible niveau de qualification, des lacunes importantes en français et en mathématiques, une situation socio-économique souvent fragile. « Peu d’entre eux ont bénéficié d’orientation, d’accompagnement et de soutien personnalisés à leur sortie d’école », ajoute Didier Gosuin. « Parmi les chercheurs d’emploi bruxellois, environ 70000 ne disposent pas du diplôme de fin d’étude secondaires ou d’un certificat d’apprentissage. Or, le diplôme scolaire ou le certificat professionnel constitue un véritable sésame sur le marché de l’emploi. »

Actuellement, ils sont près de 600 jeunes à bénéficier de formation. Grâce à ce nouvel espace qui peut accueillir près de 250 stagiaires en même temps, l’objectif est de former entre 800 et 1000 jeunes par an, selon la longueur des formations suivies. « L’accent a été mis sur une approche personnalisée pour chaque stagiaire avec des formations proposées sur mesure afin de mener les jeunes vers une insertion durable dans l’emploi », poursuit Didier Gosuin.

Le taux d’insertion d’un chercheur d’emploi qui a suivi une formation qualifiante augmente en moyenne de 22 % par rapport à un chercheur d’emploi qui présente les mêmes caractéristiques sans avoir bénéficié d’une formation.

Outre ces conseils d’orientation spécifiques, les stagiaires se verront proposer des formations « métiers » de courte durée orientées vers les secteurs porteurs d’emploi (horeca, accueil, gardiennage, commerce et logistique), manière de faciliter une première insertion sur le marché de l’emploi grâce à un stage en entreprise de quatre semaines. Des remises à niveau et des remédiations spécifiques seront aussi proposées comme en français et en mathématiques, par exemple. « Cet espace de formation est le fruit d’une démarche partagée, tant avec les partenaires sociaux qu’avec les entreprises. C’est la meilleure manière de leur garantir de la main-d’œuvre qualifiée, notamment dans les métiers en pénurie, les métiers innovants ou les nouveaux métiers liés aux mutations du tissu économique bruxellois. »

Aller plus loin

« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Youth Garantie » Alter Échos  n°399, 24 mars 2015, Julien Winkel

A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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