Pour des communes plus sensibles à la santé La Plate-forme d’action santé et solidarité a publié son mémorandum « Des communes en mouvement pour la santé de leurs habitants », à l'approche des élections communales.

Pour les membres de cette plate-forme, qui regroupe les Mutualités socialistes, la Fédération des maisons médicales, les Mutualités chrétiennes, le SETCa-BBTK, le LBCNVK, la CNE et M3M, « le lien entre la politique socio-économique et la santé devrait être intégré dans l’organisation des politiques communales. L’échevin-e de la santé, le cas échéant, devrait travailler en étroite collaboration non seulement avec le/la président-e du CPAS de la commune mais aussi en synergie avec l’ensemble des autres échevin-e-s au bénéfice de la santé. Toute mesure prise par les pouvoirs publics devrait être évaluée au regard de son impact sur la santé de tous ses habitant-e-s, à l’instar de ce qui existe au Québec par exemple. »

Dès lors, il invitent « les élu-e-s communaux à prévoir des moments pour collecter des observations et organiser des concertations communales qui permettent de connaître l’état de la santé de sa population. Ceci afin de mettre en place un pro- gramme transversal et global de santé adapté aux besoins locaux. Nous insistons sur l’importance de créer aussi des indicateurs genre dans l’analyse: les femmes sont en effet victime d’inégalités sociales avec des effets certains en termes de santé et d’accès aux soins de sante. » Ils insistent sur la nécessité de mettre en réseau tous les acteurs pour la santé, de développer le réseau de santé de première ligne, et sur le rôle des CPAS pour garantir l’accès aux services.

La plate-forme suggère que « par région, les CPAS devraient se concerter afin d’harmoniser au maximum les procédures, de faciliter l’accès, d’améliorer la communication vis-à-vis des usagers potentiels notamment via des brochures informatives, et des points d’accueil. Le manque de maîtrise ou de connaissance des procédures par les usagers autant que par les professionnels de santé, prive les usagers de leurs droits. » Et d'ajouter : « Le CPAS est acteur important pour une partie de la population précarisée, l’administration communale devrait veiller à assurer la présence du CPAS au sein d’un réseau qui rassemblerait les différents acteurs de santé de la commune. »

On notera que des initiatives de ce type existent déjà à travers les relais santé.

Infos : http://www.sante-solidarite.be