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"L'Onem a confirmé sa proposition d'activer les allocations d'attente"

10-06-2002 Alter Échos n° 122

Après son “stage d’attente”, un jeune qui termine sa scolarité a droit aux allocations d’attente. Mais certaines catégories de jeunes sont exclues de cemécanisme, en particulier : ceux qui ont eu leur diplôme en cours du soir (promotion sociale) ou via le jury central, et certaines catégories d’étudiants qui onteffectué une partie de leur scolarité à l’étranger. Le comité de gestion de l’Onem, à l’exception de la FGTB, a proposé début mai de mettre finà ces situations, suivant à peu de chose près la proposition de loi déposée en 2000 par Écolo et Agalev à la Chambre : les allocations seraientobtenues sur la base simplement de deux ans dans l’enseignement de plein exercice. Mais – nous l’évoquions rapidement dans notre dernière édition – l’Onem veutaussi ajouter une condition au bénéfice de ces allocations : que le jeune fasse la preuve qu’il se rend activement disponible sur le marché de l’emploi.
Trois formules
Cette condition supplémentaire se déclinerait de trois manières. Pendant le stage d’attente (de 155 à 310 jours selon l’âge),
> avoir travaillé l’équivalent d’un mois et demi à temps plein, y compris comme jobiste (alors que jusqu’ici un contrat à durée déterminée decourte durée provoque une prolongation du stage d’attente) ;
> ou avoir terminé un parcours d’insertion d’au moins trois mois, à mi-temps au minimum, évalué positivement par un service régional pourl’emploi (on élargit à tous les jeunes diplômés le “parcours d’insertion fédéral”, réservé aux jeunes qui n’ont pas obtenu dediplôme de fin d’études secondaires, et qui était, jusqu’à il y a deux ans, le Plan d’accompagnement des chômeurs – mais quid de l’allocationofferte ?). Pour les jeunes qui ont terminé le secondaire supérieur, la longueur est ramenée à un mois ;
> ou encore, si on a échoué dans l’une des deux premières possibilités, “avoir accompli durant toute la période de stage (…) des efforts en vue de trouverdu travail et en apporter la preuve au bureau du chômage”. C’est donc l’Onem qui se remettrait à contrôler lui-même la disponibilité de certains chômeurs, et nonle Forem ou l’Orbem comme dans le cas des formules de parcours évoquées dans la seconde possibilité.
Si l’Onem refuse les allocations d’attente à un jeune et que celui-ci est dans un état de nécessité, il lui reste à se tourner vers le CPAS pour demander le revenud’intégration… soumis à un contrat d’insertion qui relève exactement de la même logique “d’activation”.
Des réactions
Depuis le 28 mai, les étudiants et les jeunes FGTB appellent à la mobilisation, et depuis le 4 juin, ils commencent à rassembler associatif et syndicats autour d’une plate-formede revendications1.
1 Interrégionale wallonne FGTB, Daniel Richard, tél. : 0477 312 360, site Web : http://www.fgtb-wallonne.be, ouu Jeunesses FGTB, tél. :02 506 23 91, e-mail : etudiants@jeunes-fgtb.be

Thomas Lemaigre

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