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Equal dans les Cefa du Centre : des projets attendent l’ensemble de l’enveloppe financière

Depuis septembre 2002, huit centres d’éducation et de formation en alternance (Cefa) sont engagés dans des projets européens « Equal », centrés surles élèves qui rencontrent le plus de difficultés à s’intégrer dans la démarche de formation à temps partiel en entreprise. Mais lesactivités menées dans ce cadre (avec différents partenaires locaux et en relation avec des homologues espagnols) sont entravées par des problèmes definancement.

28-07-2005 Alter Échos n° 143

Depuis septembre 2002, huit centres d’éducation et de formation en alternance (Cefa) sont engagés dans des projets européens « Equal », centrés surles élèves qui rencontrent le plus de difficultés à s’intégrer dans la démarche de formation à temps partiel en entreprise. Mais lesactivités menées dans ce cadre (avec différents partenaires locaux et en relation avec des homologues espagnols) sont entravées par des problèmes definancement.

Pour rappel, Equal est une initiative communautaire, chapeautée par la Commission européenne et financée par le Fonds social européen (FSE). L’initiative Equal apour ambition « d’expérimenter de nouveaux moyens de lutte contre les discriminations et inégalités dont peuvent être victimes tant les personnes àl’emploi que celles qui cherchent un emploi ». Ses différents objectifs sont « d’améliorer la capacité d’insertion professionnelle, de sensibiliserà l’esprit d’entreprise, de veiller à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes… »1.

Au cours des différents appels à projets, huit Cefa, parmi bien d’autres opérateurs, ont été retenus, tant en Wallonie qu’à Bruxelles, tantdans les réseaux officiels (subventionné ou de la Communauté) que dans le Libre confessionnel : les Cefa de Saint-Gilles, d’Evere, d’Anderlecht, de Mouscron,d’Ath-Tournai, de Mons, de Gosselies et de Seraing.

Coup de sonde dans deux d’entre eux. Le Cefa d’Anderlecht (rattaché à l’Institut de la Providence)2 avait décidé de travailler avec ungroupe de huit garçons et de huit filles, des élèves qui n’ont en fait pas trouvé de stages en entreprise. Cette non-adéquation entre offre et demande destages touche une proportion non négligeable des jeunes fréquentant les Cefa (certains l’estiment à 40 %) alors que cet enseignement est précisémentbasé… sur l’alternance école/entreprise. « En réalité, le groupe a fortement fluctué », explique Patrick Beaudelot, le coordonnateur.« Ces élèves sont parmi les plus irréguliers, ce que renforce l’absence de contrat de stage. Nous avons précisément voulu leur faire acquérir descompétences sociales, mais en développant tout un volet “participation à la société” par des activités dans différentes associations commeRecyclart, Bouillon de cultures… Deuxième volet : un aspect plus personnel de positionnement face à leur projet professionnel. Et enfin, l’acquisition de compétencesen matière d’utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication). Et là, sur cet axe pourtant majeur, c’est le flop : si le personnelsupplémentaire a bien été financé dès septembre, les appareils informatiques sont arrivés à Pâques et les logiciels ne sont toujours paslà mi-mai ». Mais au-delà des questions informatiques, ce sont les partenariats, au cœur de la philosophie d’Equal, qui sont fragilisés : dans certains Cefa, lespartenaires externes n’ont toujours pas pu être payés…

Le problème financier et l’arrivée tardive du matériel sont confirmés au Cefa de la Communauté à Mons3. Le matériel informatiquetourne cependant depuis un petit moment. « Nous avons décidé de mettre l’accent sur les activités en n’engageant pas du personnel supplémentaire »,explique Fabien Ruelle, le responsable du projet dans cet important Cefa réparti sur quatre implantations. Le projet s’est construit sur deux axes : les TIC (analyse individuelle descompétences, média training, mise en valeur et socialisation par Internet… par l’asbl « Comme un défi » de Charleroi) et le montage d’unepièce de théâtre (avec le Théâtre du Copion « qui a une grande expérience en milieu scolaire »). Les délais de paiement des partenaires ontpu être acceptés au vu de la relation de confiance avec le Cefa…

Au total, 39 498 634 euros sont disponibles pour la partie francophone et germanophone du pays, pour la programmation 2000-2006 d’Equal, dont 136 000 euros par Cefa, explique Jean-Jacques DeBrabander, qui s’occupe de ce projet Equal à la Communauté française. Mais ce budget est financé pour moitié par le Fonds social européen et pourmoitié par les différents pouvoirs belges : Région wallonne, Communauté, Cocof et Communauté germanophone. Or le FSE n’a pas avancé l’argentcomme cela était prévu et le « crédit variable » de 14 873 611 euros (alimentant tous les projets FSE de la Communauté) est épuisé. On discuteactuellement de la possibilité pour cette enveloppe d’aller en « négatif » et surtout de prolonger les projets Cefa l’an prochain, vu le retard pris.

1. Voir :
2. Rue Brogniez 170 à 1070 Bruxelles – Tél. : 02 523 21 79.
3 ; Av. Émile Cornez 1 à 7000 Mons – tél. : 065 84 78 76.

Donat Carlier

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