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Ceci n’est pas une crise : un mouvement contre le repli identitaire

Composée de diverses personnalités belges, la fondation Ceci n’est pas une crise cherche à combattre le «populisme identitaire» par le biais de débats, de conférence et d’ateliers interactifs.

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Composée de diverses personnalités belges, la fondation Ceci n’est pas une crise cherche à combattre le « populisme identitaire » par le biais de débats, de conférences et d’ateliers interactifs.

Crise économique, crise identitaire ou encore crise de foi. Crise, c’est le mot à la mode. C’est l’excuse facile qui montre du doigt ces boucs émissaires, responsables de tous les maux dont souffrent le pays. Les autres. Les mouvements populistes profitent de cette situation qui engendre la peur pour gagner en puissance. Faisant fi du pourquoi de ces mutations sociétales, ils donnent au peuple des réponses partielles qui, au final, aboutissent à un repli identitaire.

Tel est le constat de la fondation Ceci n’est pas une crise, qui doit officialiser son lancement en février 2015 (même si, dans les faits, la fondation est déjà active).

Leur but est de lutter contre ces raccourcis malhonnêtes en « mettant à disposition des informations, des recherches, des exemples de bonnes pratiques, des espaces de dialogue et d’échange » afin « de faire la promotion de réponses existantes et d’en chercher des nouvelles ».

Rassemblant de nombreuses personnalités belges, Jean-Pascal Labille, Philippe Maystadt, Pierre Kroll, Louis Michel ou encore Benoît Scheuer, elle affirme que « nous ne vivons pas un dysfonctionnement passager mais une transition vers un nouveau modèle de société ».

L’objectif de la fondation n’est pas seulement d’ouvrir les citoyens aux autres mais également d’encourager les institutions politiques, économiques, médiatiques « à s’emparer de la problématique et à agir de façon concrète » afin de limiter les effets néfastes des partis populistes. Ceci n’est pas une crise veut trouver des alternatives « répondant au doute des populations » qu’elle juge légitime face aux mutations sociétales.

Ceci n’est pas une crise parce qu’en comprenant les enjeux des problèmes sociétaux, en se demandant non seulement ce qui change mais pourquoi cela change, en quoi cela affecte le citoyen et quelle est sa responsabilité dans ces changements, ces mutations a priori inquiétantes seraient, selon la fondation, démystifiées dans le but d’en trouver la solution.

La fondation estime en effet que le plus grand problème auquel une démocratie doit faire face est dû à l’ignorance qui conduirait à la peur de l’autre. Partant de ce point de vue, Ceci n’est pas une crise veut « promouvoir le vivre ensemble entre des individus, des cultures, des ethnies et des religions différentes au sein d’une société informée et plurielle » et « faire percevoir la diversité comme un enrichissement qui contribue à l’amélioration de nos sociétés ».

La conférence de presse sur le sujet ayant été reportée, plus d’informations sur le site de la fondation : http://www.cecinestpasunecrise.org/fr

On en saura alors certainement plus sur les intentions concrètes des instigateurs de Ceci n’est pas une crise.

 

 

Margo D'Heygere (st.)

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