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Cap sur la formation en aide à la jeunesse

Après des mois de concertation au sein du cabinet Fonck1 avec les acteurs du secteur (syndicats, Direction générale de l’Aide à la Jeunesse2,Inter-Fédérations AJ3, services de formation agréés4, Comité d’accompagnement pédagogique5), un protocoled’accord6 a été rédigé sur la formation de base et continuée dans le secteur de l’aide à la jeunesse en Communautéfrançaise. Détails et analyse.

14-12-2007 Alter Échos n° 242

Après des mois de concertation au sein du cabinet Fonck1 avec les acteurs du secteur (syndicats, Direction générale de l’Aide à la Jeunesse2,Inter-Fédérations AJ3, services de formation agréés4, Comité d’accompagnement pédagogique5), un protocoled’accord6 a été rédigé sur la formation de base et continuée dans le secteur de l’aide à la jeunesse en Communautéfrançaise. Détails et analyse.

Pour rappel, cette nouvelle politique de formations a pour objectif de garantir une meilleure professionnalisation du secteur et donc une amélioration qualitative des interventions. Lesformations de base et continuées se profilent dès lors comme suit :

• Tous les nouveaux travailleurs engagés à partir du 01/01/2008 seront soumis à l’obligation de formation, toutes fonctions éducatives etcontrats confondus de plus de six mois, ce, dans les meilleurs délais. Cela concernerait 350 à 380 personnes. Celles-ci devront donc participer à un module de formation de troisjours dans des groupes de quinze travailleurs composés de deux tiers de travailleurs entrants et d’un tiers de travailleurs ayant une expérience de l’aide à la jeunesse.« 2008 sera une année charnière qui devra être évaluée », rappelle Philippe Renard de la Cellule Aide à la jeunesse du cabinet Fonck.
Ces formations seront organisées par les services de formation agréés qui en définiront préalablement le contenu en concertation avec le Comitéd’accompagnement pédagogique (CAP).

• Des modules de formation spécifique en lien avec la DGAJ seront organisés pour les fonctions de direction (360 travailleurs concernés) etadministratives-comptables (600 travailleurs concernés) sans distinction d’ancienneté. Ce public a été ciblé suite au constat opéré parla commission d’agrément d’un défaut de formation qualifiée surtout en comptabilité pour ces différentes fonctions, souligne Philippe Renard.

• Une compensation financière de 360 euros non indexés par travailleur à consacrer au remplacement du travailleur en formation ou alors – déduction faite desfrais de déplacement – à consacrer à la politique de formation du service.

• Le gouvernement s’engage à financer ce plan de formation à concurrence de 500 000 euros non indexés dont 230 000 pour les services de formationagréés (5 x 0,6 emplois temps plein soit plus ou moins 150 000 €, 80 000 € pour les frais de fonctionnement, d’activité et de coordination administrative et desecrétariat) et 270 000 € pour le financement de la participation des travailleurs.

Philippe Renard estime que ce protocole est un bon consensus, issu d’un diagnostic pertinent et d’un travail de concertation entre les différents partenaires. D’autant quela réponse au besoin de formation a dû se faire dans le cadre d’une enveloppe financière fermée.

Réactions du secteur

Satisfaction aussi pour ce président sortant du CAP, Bernard De Vos7. En effet, la rapidité de la rédaction de ce protocole est la preuve d’un consensusoù les priorités ont été prises en compte pour et par les différents partenaires de négociation. Il souligne le bel engagement du cabinet pour l’aspectfinancier et des employeurs pour permettre aux travailleurs de se former.
Seul élément de discussion, pour lui, qui risque d’être plus « tendu » sera la formation pour les directeurs. Deux tendances se profilent, soit vers uneformation plus technique (réglementations, gestion financière, etc.), soit plus pédagogique.

Pascal Rigot8, représentant de l’Inter-Fédérations AJ et président de la Fédération des institutions de préventionéducative (Fipe), est satisfait du protocole mais regrette la longue et difficile négociation qui a été nécessaire. Pour rappel, le cabinet souhaitait audépart une formation obligatoire pour tous les travailleurs du secteur. Le secteur estime donc avoir été écouté et entendu. La somme de 500 000 € demeure,à son avis, insuffisante puisque seulement 3 jours de formation sont finalement possible.

Ce représentant insiste aussi sur la nécessité que la formation pour les directeurs soit coordonnée avec la formation proposée par le Fonds intersectoriel deformation francophone9 afin qu’elles ne soient pas concurrentielles.
Il invite également à la vigilance dans l’évaluation du processus qui se fera dans un an et par le fait que le gouvernement ne s’est pas encore engagé (aseulement envisagé) à poursuivre ce processus de formation en 2009.

Un dernier point sur lequel Pascal Rigot insiste, est le fait que l’Inter-Fédérations ne signera pas la CCT à rédiger sur cette matière et exigéepar les syndicats avant que le protocole de formation ne soit signé par la ministre.
Il est donc temps de tailler les plumes si les formations doivent débuter en mai prochain …

1. Cabinet Fonck :
– adresse : bd du Régent 37-40 à 1000 Bruxelles
– tél. 02 788 83 11.
2. Direction générale de l’aide à la jeunesse :
– adresse : bd Léopold II, 44 à 1080 Bruxelles
– tél. : 02 413 23 11.
3. Inter-Fédération AJ :
– adresse : chaussée de Boondael, 6 à 1050 Bruxelles.
– Contact : Fabienne de Cesco (GSM : 0495 88 96 69).
4. Au nombre de cinq en Communauté française : Synergie, Ceform, Atouts, SEPTS’J et RTA.
5. Comité d’accompagnement pédagogique – Décret du 28/04/04 paru au MB 23/06/04.
6. À télécharger sur le site : www.carrefoursaj.be (Actionsprioritaires/Thématiques 4 – Formation)

7. Directeur de SOS Jeunes initiatives jeunesse :
– adresse : rue Mercelis, 27 à 1050 Bruxelles
– tél. : 02 512 90 38
-courriel : bernard.de.vos@sosjeunes.be
8. Fipe :
– contact : Pascal Rigot à l’AJMO Charleroi
– tél. : 071 32 78 32
– courriel : ajmorigot@tiscali.be
9. Fonds Intersectoriel de formation francophone :
– adresse : rue du Commerce 48 à 1000 Bruxelles.

nathalien

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