Alter Échosr
Regard critique · Justice sociale

Archives

Actiris ouvre sa deuxième Maison d’enfants à Molenbeek

Derrière la grande baie vitrée qui donne sur la cour de jeux, une petite fille salue les gens invités à l’ouverture officielle de la deuxième Maisond’enfants d’Actiris1 (ex-Orbem). Avec un sourire taquin, elle court retrouver ses amis. Elle passera un jour, peut-être sept, ou trois mois dans le nouveau centresitué au 95 rue Ulens à Molenbeek1, le temps que sa mère trouve du travail.

05-10-2007 Alter Échos n° 237

Derrière la grande baie vitrée qui donne sur la cour de jeux, une petite fille salue les gens invités à l’ouverture officielle de la deuxième Maisond’enfants d’Actiris1 (ex-Orbem). Avec un sourire taquin, elle court retrouver ses amis. Elle passera un jour, peut-être sept, ou trois mois dans le nouveau centresitué au 95 rue Ulens à Molenbeek1, le temps que sa mère trouve du travail.

« 299 enfants étaient sur la liste d’attente de notre première Maison d’enfants située à Bruxelles-Ville », explique Vanessa Gomez,coordonnatrice du deuxième site dont l’ouverture officielle avait lieu le 21 septembre dernier. Avec ce deuxième centre, Actiris espère diminuer la liste d’attentedes parents chercheurs d’emploi qui ne peuvent confier leur enfant à la crèche communale.

« C’est connu, même s’il ne s’agit pas d’une politique officielle, les crèches communales font face à une importante demande et elles donnentpriorité aux enfants dont les deux parents travaillent », explique encore Vanessa Gomez. Les parents chercheurs d’emploi ou qui ont un emploi intérimaire n’ont doncpas d’endroits où laisser leurs tout-petits au moment d’une entrevue, de la signature d’un contrat ou pour assister à une formation temporaire.

« C’est une tautologie de réserver les places pour les gens qui travaillent, affirme le directeur général d’Actiris, Eddy Courtheoux. Il fallait rompre cecercle, sortir des sentiers battus. » Actiris ouvre donc son deuxième centre de 48 places pour les enfants de 0 à 3 ans de parents chercheurs d’emploi ou qui viennent detrouver du travail. Le choix de l’implantation s’est porté sur la commune de Molenbeek afin de répondre aux besoins criants en lieux d’accueil de cette commune quiconjugue taux de chômage élevé et population défavorisée. « Précarité d’emploi, bas salaires, contrats à duréedéterminée, difficultés familiales, faibles qualifications, absence de réseau social, sont autant de difficultés qui hypothèquent le retour àl’emploi », ajoute Philippe Vandenabeele, président de l’association.

Quarante-huit places donc qui s’ajoutent aux trente-cinq de la première Maison d’enfants à Bruxelles-Ville qui existe déjà depuis quinze ans. PhilippeVandenabeele insiste, s’adressant au ministre Benoît Cerexhe présent à l’ouverture officielle, pour que le site de Molenbeek soit bien le deuxième et non ledernier.

Une troisième maison d’enfants en projet

Le ministre a promis de ne pas attendre aussi longtemps avant d’ouvrir une troisième Maison d’enfants, sans toutefois préciser de date. Il rappelle que le Gouvernement dela Région Bruxelles-Capitale s’est engagé à favoriser la création de 2 600 places au cours de cette législature. Jusqu’à maintenant, cetengagement s’est concrétisé par l’octroi de postes d’agents contractuels subventionnés (ACS) au secteur de la petite enfance, puis par l’application duplan Crèche, présenté en mars dernier.

Le ministre Cerexhe rappelle également qu’en Région bruxelloise, il existe une importante pénurie d’espaces d’accueil : « Seulement 13 500 placesd’accueil sont disponibles pour les 42 000 enfants bruxellois âgés de moins de 3 ans, dit-il. Les Bruxelloises qui ont des enfants sont particulièrementpénalisées puisque deux tiers des femmes avec trois enfants sont sans travail ! »

Les Maisons d’enfants d’Actiris accueillent donc les enfants de manière ponctuelle pendant une période maximale de trois mois, parfois plus. « Trois mois ne sontpas toujours suffisants pour trouver une solution à long terme. Il arrive qu’on prolonge cette période pour les parents qui ont, par exemple, trouvé une crèche quipourra accueillir leur enfant dans un ou deux mois », précise Vanessa Gomez.

La Maison d’enfants aide également les parents bénéficiaires à faire des démarches vers d’autres crèches afin de trouver une place permanentepour leur tout-petit. À noter qu’Actiris offre aussi 93 places existantes dans les 14 crèches partenaires. La maison d’enfants est financée par Actiris etco-financée par le Fonds social européen (FSE), excepté le projet « naissances multiples ». Il s’agit d’un service d’aide à domicile,initialement géré par l’Orbem et qui a été transféré à la Maison d’enfants le 1er octobre 2003. Un coordinateur aété engagé à cet effet. L’aide consiste en l’octroi d’une puéricultrice à temps plein ou un aide ménager à mi-temps, poursoutenir les familles jusqu’à ce que les enfants atteignent 3 ans ou entrent à l’école.

1. Pour toute information ou inscription, contactez :
Maison d’enfants d’Actiris de Bruxelles Ville, :
-adresse : bd Anspach, 65 à 1000 Bruxelles
– tél. : 02 505 16 35
Maison d’enfants d’Actiris de Molenbeek :
– adresse : rue Ulens, 95 à 1080 Bruxelles
– tél. : 02 563 21 90.

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)