La délinquance des élites : vite pardonnée, vite oubliée

Du scandale Luxleaks à l’affaire Serge Kubla, on pourrait penser que les élites économiques et politiques n’échappent pas à la réprobation et à la sanction pénale. Ce n’est que très partiellement vrai. La criminalité en col blanc et la corruption politique ne sont ni perçues ni sanctionnées de la même manière que la criminalité de droit commun. Et l’indignation suscitée par la révélation de certaines « affaires » retombe vite. Pour Carla Nagels, professeure de criminologie à l’ULB et coauteure avec Pierre Lascoumes du livre « Sociologie des élites délinquantes », cela s’explique notamment par la maîtrise des plus riches à utiliser les normes à leur profit.