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Travail saisonnier: le prix de l’exploitation

Alter Échos n° 393 25 novembre 2014 Cédric Vallet

Dans le sud de l’Europe, les drames du travail saisonnier agricole sont récurrents. Des migrants, sous-payés et mal logés, récoltent les fraises, les tomates ou les poires que mangent à bas prix les consommateurs. Les abus ont été si criants que l’Union européenne a adopté une directive sur le travail saisonnier des migrants afin d’éviter leur exploitation.

En Belgique, 45.000 travailleurs saisonniers sont embauchés chaque année pour cueillir les fruits du Limbourg ou d’ailleurs. D’autres découpent les sapins qui décoreront nos habitations ces prochains jours.

L’enquête d’Alter Échos propose de plonger dans la réalité de ces travailleurs. On y découvre que la majorité d’entre eux font le voyage depuis l’Europe de l’Est pour quelques semaines. Les autres sont souvent Indiens, Marocains ou originaires d’Afrique subsaharienne. On croise peu de Belges dans les vergers de Flandre ou de Wallonie.

Dans un contexte international de concurrence exacerbée entre producteurs, la pression sur les prix, et sur les agriculteurs, est réelle. Elle est répercutée sur les salaires. Des travailleurs saisonniers migrants acceptent d’être payés à des niveaux bien inférieurs au barème légal en vigueur. Quant au travail au noir, difficile d’en mesurer l’étendue. S’il semble plus rare qu’auparavant, une série d’affaires de traite des êtres humains – impliquant souvent des ressortissants indiens, installés de longue date dans les régions fruiticultrices – montrent que l’exploitation n’a pas disparu. Et que les plus faibles en font toujours les frais.

Cette enquête a été réalisée avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Travail saisonnier et exploitation: les pommes de discorde

Sikhs de Belgique: des exploités, des exploiteurs

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«Je le fais parce que je n’ai pas le choix»

Fruits: plus dure sera la chute des prix

En Europe, la directive mettra-t-elle un terme à l’exploitation?

 

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A propos de l'auteur

Cédric Vallet

Cédric nous vient tout droit du Sud… de la France, de Montpellier précisément. D’ailleurs, s’il ne devait pas travailler, il passerait son temps à jouer à la pétanque. Avec son collègue Julien Winkel, il forme le « pôle excellence » de la rédaction d’Alter Échos. Ce qui explique que son héros, c’est ledit Julien Winkel, dans ses grands jours. Doté d’un sens de l’humour bien aiguisé dont il fait souvent montre dans ses papiers, Cédric nous définit le social comme un bolo au Verschueren ; « ça n’existe plus mais c’était « social ». Il pratique le journalisme pour contredire tout le monde, tout le temps, à commencer par lui-même. cedric [dot] vallet [at] alter [dot] be

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