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Vu de Flandre

Thérapie en ligne

Alter Échos n° 405 8 juin 2015 Pierre Gilissen

La file d’attente pour des consultations psychiatriques dépasse souvent les six mois en Flandre. Pour remédier à cette situation, une institution de soins a créé un service d’aide psychiatrique en ligne.

«En raison du succès inattendu et du grand nombre de demandes reçues, il se peut que vous deviez attendre un peu avant de recevoir notre réponse. Prière de nous en excuser.» Quatre jours après sa mise en place, le 1er juin dernier, c’était déjà l’embouteillage ou presque au service d’aide psychiatrique en ligne du groupe Eclips. À la base, la spécialité d’Eclips, ce sont les soins à domicile et les flats de services. «Mais nous avons aussi plusieurs centres pour jeunes présentant des lésions cérébrales non congénitales. Et dans tous ces centres, nos collaborateurs rencontrent des gens qui présentent des phobies, des dépressions ou d’autres troubles psychiques», précise David Larmuseau, coordinateur général de l’organisation.

Dans la région où Eclips est actif (Bruxelles, le Pajottenland et le sud de la Flandre orientale) règne depuis longtemps une pénurie en matière d’aide psychiatrique. «Les gens doivent attendre au minimum six mois avant d’espérer être pris en traitement dans un centre de santé mentale. Nous leur offrons une solution alternative.»

Le concept vient des Pays-Bas où les psychiatres, les centres de santé mentale et les généralistes ont maintenant l’habitude d’orienter leurs patients vers l’aide psychiatrique en ligne. Et c’est chez nos voisins du Nord qu’Eclips est allé chercher un savoir-faire. Le groupe s’est associé à Minddistrict, l’un des deux gros prestataires néerlandais en la matière. Il a fait l’acquisition d’une plateforme de communication qui permet au patient et au thérapeute de communiquer par e-mails en toute sécurité. Celui qui s’inscrit via le site web est invité à créer un profil et à remplir un questionnaire. Un thérapeute va alors évaluer de quoi il retourne; Eclips dispose d’une équipe de dix personnes. «Nos thérapeutes prennent contact avec la personne et conviennent d’un rendez-vous avec le patient au domicile de celui-ci, explique David Larmuseau. Nous estimons qu’il faut au moins un contact en face à face pour pouvoir créer un lien de confiance.»

Par la suite, le thérapeute propose différents modules thérapeutiques via la plateforme web. Chaque fois que le patient a exécuté un des modules, il peut demander à avoir un feed-back. Le programme de Minddistrict comprend 150 ensembles de traitements et prend en compte la quasi-totalité des troubles psychiatriques. Deux grandes catégories n’entrent toutefois pas en ligne de compte: les enfants et les jeunes d’une part et les alcooliques et toxicomanes d’autre part.

Chaque ensemble consiste en une série de modules. «Mais le thérapeute a toujours la possibilité de créer un ensemble original», souligne Marian Van Helden. Elle est psychologue et responsable commerciale (sic) de Minddistrict. «Nous pensons que la valeur des soins prodigués augmente avec la proximité entre le patient et son thérapeute et l’intensité du traitement.» Les utilisateurs peuvent s’appliquer eux-mêmes, chez eux, à l’heure qui leur convient et même sur leur smartphone. L’expérience nous a appris que ce système leur donne davantage le sentiment d’avoir pris eux-mêmes leur processus de guérison en main», affirme-t-elle.

A priori, Eclips a mis en route ce système pour son public habituel, mais, en pratique, celui-ci est ouvert à toute personne parlant le néerlandais et habitant en Flandre ou à Bruxelles.

Le ministre flamand de l’Aide sociale, Jo Vandeurzen (CD&V), s’est déjà déclaré favorable à ce type d’initiatives. Il a annoncé qu’il y en aurait d’autres dans le cadre de son Vlaams Actieplan Onlinehulp. «Nous avons maintenant l’intention d’élaborer un test de qualité et une réglementation, afin de faciliter les initiatives des secteurs des soins et de la santé, a-t-il précisé.

D’après De Standaard et Het Laatste Nieuws

 

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