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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Gouvernement Michel : chronique des premiers pas

Réforme des pensions: les faces cachées

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Notre système de pension subit de multiples pressions, qu’elles soient budgétaires, démographiques ou financières. Notre espérance de vie a augmenté est passée de 71 ans en 1967 à 80 en 2007. La vague de départs de la génération Papy-Boom est déjà bien entamée et une réforme en profondeur est peut-être envisageable. Le sujet n’est pas tant de savoir s’il est nécessaire ou non de faire une réforme que de connaître les modalités de celle-ci. Que propose le nouveau gouvernement?

Par Valérie Giblasse Patricia Razafy Mehmet Ovali étudiants du MIAS1 de l’IESSID, catégorie sociale de la HE Paul-Henri Spaak

D’où vient notre système de pensions?

Si nous devions faire une ligne du temps du système social belge, on remonterait 150 ans en arrière. Révolution industrielle, apparition du capitalisme qui entraînera une pauvreté extrême. Avant, en cas de moments difficiles, la famille et autres aumônes aidaient à résoudre la plupart des problèmes. Cette pauvreté devient un mal de société. Le travail en usine génère des risques tels que les accidents de travail, la maladie, le chômage. Qui dit risque, dit assurance contre ceux-ci. Ces assurances sont crées par les ouvriers eux-mêmes et deviendront, bien plus tard, nos mutualités telles que nous les connaissons actuellement. D’autres initiatives verront le jour notamment à l’initiative d’employeurs.

Dès 1850, on préconise une «pension vieillesse» pour les «économiquement faibles», comme on les nomme aujourd’hui, sous la forme d’une caisse publique d’épargne. En 1865 elle portera le nom de caisse générale d’épargne et de retraite, la CGER.

1886, grosse crise économique, cette période de chaos social donnera lieu à une grève nationale. Fin du 19ème siècle, premier tournant important dans la législation belge.

A partir de cette époque, l’état doit intervenir, il ne peut plus faire autrement. La première assurance obligatoire, verra le jour en 1903. Elle couvrira essentiellement les risques liés à la maladie, les accidents de travail. Une des premières couvertures sociales émanant du jeune État Belge est née. C’est après la seconde guerre mondiale que le régime actuel a vue le jour. Il faudra donc attendre la moitié du XXè siècle, 1944 exactement, pour qu’un arrêté royal institue la sécurité sociale. Il rend obligatoire l’assurance maladie pour les salariés et donne naissance à l’ONSS. C’est un signal fort que de ne plus laisser ni hommes ni femmes dans la misère. La période de l’après-guerre verra la Sécurité sociale s’étendre aux personnes à charge du travailleur.

La pension de retraite

Cette assurance vieillesse basée sur une épargne personnelle et individuelle instaurée en Belgique, était un système de capitalisation pour les ouvriers et employés. On parle du chancelier Bismarck comme «père» des systèmes de retraite par répartition entre les travailleurs et les employeurs- Cette assurance vieillesse est remplacée, petit à petit par de nouvelles réformes structurelles.

2005, loi relative au pacte de solidarité entre les générations ayant pour but de provoquer un changement de mentalités et, tout doucement, tenter de faire prendre conscience que le vieillissement de la population risque de devenir un problème. Les mesures principales visent à créer de l’emploi pour les jeunes, à convaincre les travailleurs âgés de travailler plus longtemps.

2009, au nom de l’égalité entre hommes et femmes, on recule l’âge de la pension pour les femmes de 60 à 65 ans. En fin 2011, une profonde réforme du gouvernement Di Rupo avec son lot de modifications. Cette réforme a pour but de pousser les Belges à travailler plus longtemps et, ainsi, permettre de maîtriser les coûts du vieillissement 1. Les mesures prises sont entre autres : l’instauration du système de bonus-pension et l’allongement de la carrière. Et nous y voilà ! 40 ans de travail pour une pension complète au lieu de 35 auparavant, 62 ans minimum pour pouvoir prétendre à une pension anticipée et enfin la mise en place d’une Commission d’experts pour préparer de nouvelles réformes. Une réforme peut donc en cacher une autre, la réforme du gouvernement Michel, dans la continuité de celle du gouvernement Di Rupo, vise à améliorer le taux d’emploi des travailleurs avant l’âge de la pension. Cette politique visera également à maintenir le travailleur plus longtemps dans son emploi.

 

 

 

 

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