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Masterplan III pour résorber le trop-plein de détenus

Alter Échos n° 426 29 juin 2016 Marinette Mormont

Au cours des 35 dernières années, la population carcérale a plus que doublé en Belgique. Notre pays comptait 11.600 détenus en 2014 contre 5.667 en 1980. Sur cette flopée de personnes incarcérées, seuls 58,5% le sont sur la base d’une condamnation; 31,2% attendent leur jugement et 9,4% ont été internées (2014). Conséquence de cette augmentation, les prisons débordent de tous les côtés. La surpopulation varie fortement d’un endroit à l’autre, mais, en 2014, on compte en moyenne 16,6% de détenus «de trop» par rapport à la capacité des prisons. Selon une dépêche Belga de décembre 2015, ce chiffre serait redescendu à 10%.

La réponse du gouvernement pour faire face au problème? Le Masterplan III, qui succède aux Masterplans I et II des précédents gouvernements. Élaboré de manière conjointe avec Jan Jambon et Maggie De Block, il a été approuvé le mois dernier par le Conseil des ministres et table sur la construction (ou le renouvellement) de 1.432 places, ainsi que sur 860 nouvelles places pour les internés.

La création de ces nouvelles places devrait passer par la rénovation et l’extension de prisons existantes, par la création de nouvelles prisons et celle de nouvelles infrastructures adaptées pour les internés. Deux établissements avec un niveau de sécurité moindre devraient aussi voir le jour (50 places chacun), de même que des maisons de transition (pour un total de 100 places). L’objectif de ces dernières: mettre en place un accompagnement intense en fin de peine pour préparer à la sortie.

 

Taux de surpopulation pénitentiaire par établissement Source : DG EPI, Rapport d'activités 2014
Taux de surpopulation pénitentiaire par établissement Source : DG EPI, Rapport d’activités 2014

Aller plus loin

«Il faudra plus qu’un masterplan pour construire une prison plus humaine», Alter Echos n°386, 14 juillet 2014, Sandrine Warstacki

A propos de l'auteur

Marinette Mormont

Originaire d’Arlon, « le trou de la Belgique », Marinette pense un moment devenir guide de montagne ou Tintin reporter avant de s’orienter vers des études d’histoire. Qui l’aménent au final à faire du journalisme parce que, dixit, elle ne sait faire que ça… À ses yeux, le social est un savant mélange d’attention à l’autre et de justice avec un grand J. Et l’information ? C’est parler du manque de prise en compte de l’autre et du manque de justice. Contact : marinette [dot] mormont [at] alter [dot] be

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