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Vincent Balau / Bruxelles, du 5e étage de la Maison Vésale, par mauvais temps.

Le CPAS de Bruxelles ouvre une maison de repos innovante pour les personnes souffrant de démence

11 mars 2017 Vincent Balau

La nouvelle maison de repos Vésale, rue des Aléxiens, vient d’ouvrir ses portes cette semaine. Cette rénovation exemplaire a été pensée pour permettre un accompagnement innovant pour les personnes atteintes de démence et de maladies apparentées.

Vésale, la nouvelle maison de repos profite de la rénovation de l’ancien bâtiment des « Fondations Réunies ». Construit en 1976, l’immeuble de 8 étages offrait une capacité initiale de 155 lits. Désormais, il proposera 128 places. L’attention portée à sa rénovation, œuvre de l’architecte David Christophe, lui a valu d’être retenu comme lauréat du BATEX 2013, un concours organisé par la Région Bruxelles Capitale pour les bâtiments exemplaires. Cela devait inciter les bureaux d’études et maître d’ouvrage à penser leurs bâtiments selon des critères de performances et de durabilité.

Pascale Peraïta, présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles, présentait également les aspects innovants de la Maison Vésale : « Nous sommes partis d’une page blanche pour concevoir cette nouvelle pédagogie. On a composé avec les apports de nombreux professionnels ». Un groupe de travail pluridisciplinaire composé de directeurs de maisons de repos, de personnel soignant, de psychologues, de personnel médical et paramédical, d’entretien, de responsables logistiques, d’architectes, de chercheurs, etc. « Nous sommes même allés jusqu’au Canada pour rencontrer les pionniers en la matière. Par exemple, la maison « Carpe Diem » au Canada fut l’une des inspirations dans la lutte contre les maladies neurodégénératives », complète-t-elle.

« Nous sommes partis d’une page blanche pour concevoir cette nouvelle pédagogie. On a composé avec les apports de mnombreux professionnels » Pascale Peraïta, CPAS de Bruxelles

Des espaces ouverts pour la libre circulation des résidents.

Ces apports se concrétisent en la diminution de l’aspect hospitalier et vers l’individualisation des interactions avec les résidents. Une démarche plus proche du « Comme chez soi », tant professionnellement qu’architecturalement. Pascale Peraïta reprend : « L’enjeu est de préparer l’accueil des séniors et l’augmentation du nombre de personnes appartenant aux 3e et 4e âge. La démence et les maladies proches sont en constante augmentation dans tous les pays industrialisés. Dans les maisons de repos du CPAS de la Ville de Bruxelles, cela monte à 44% de signes de désorientations avec différents niveaux de gravités ». Le CPAS de la Ville compte 5 maisons de repos et de soins, comptant en tout 800 lits.

L’approche entre les résidents et le personnel va privilégier la relation sur la fonction. Par exemple, le résident conserve sa chambre tout au long de son séjour quelle que soit l’évolution de son état de santé. Les visites des proches sont admises 24h/24. Une chambre d’amis est également à disposition. La participation aux repas est aussi une nouveauté intéressante pour impliquer et occuper les résidents. Même les signalétiques sont adaptées pour faciliter les repères visuels des résidents.

Espace salon et ambiance cheminée. « Comme chez soi ».

Le CPAS de Bruxelles se félicite de cet investissement (16.000.000 d’€). Le bâtiment est désormais flambant neuf. C’est une architecture intérieure ouverte pour assurer une libre circulation aux résidents. Les terrasses-fenêtrées offrent une vue appréciable sur le Palais de Justice, l’Église Notre-Dame de la Chapelle ou encore, un peu plus en contrebas, sur la façade du théâtre Les Brigittines.

 

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En 2015, Focales, le supplément d’Alter Échos consacré à l’innovation sociale, publiait un long reportage sur Cantou de la Maison Saint-Joseph à Liège.  Le Cantou est un mot qui vient du sud de la France et fait référence à l’âtre de la cheminée et, par extension, au « chez-soi », au bien-être. Le cantou désigne aussi un projet de vie pour les personnes désorientées. C’est une aile où tout est fait pour rassurer en offrant une vie communautaire apaisée, moins médicalisée, et des activités stimulantes. La maison de repos Saint-Joseph à Liège propose l’un des plus anciens cantous de Belgique. Cette unité se démarque par la douceur et la sérénité qui y règnent. Télécharger gratuitement le dossier

 

 

 

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