Femi’s the best
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Femi’s the best

par JW & CV
Photos : Pôle excellence &co branding corporation, tous droits réservés
"Reaching the sky"
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Le « Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme » a changé de nom. Désormais, il faut dire Unia. Ses missions restent cependant les mêmes. Même si de gros enjeux pointent à l’horizon.

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Centre intersidéral pour le racisme
Intersidéral : Sont-ils déjà là ?
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Accrochée négligemment au mur, une feuille de papier bat doucement sous l’effet d’un petit courant d’air. Nous sommes en avril, mais le froid au dehors est encore bien piquant. Les chauffages du bureau fonctionnent donc à plein régime, envoyant valdinguer dans la pièce une série de petits tourbillons d’air chaud dont la feuille est le jeu. Quand ceux-ci se calment, le bout de papier fait une pause. , il se laisse alors lire.

Droit comme un « i »

Il s’agit d’une lettre en provenance d’un fournisseur. Au milieu des détails d’une commande et des formules de politesse, on devine le nom du destinataire. Avant d’écarquiller les yeux. « Centre intersidéral pour le racisme ». C’est une blague ? Une erreur d’employé officiant sous psychotropes ? Ou bien l’oeuvre d’un alien égaré ? En détournant le regard, on aperçoit un homme assis à un bureau. « Cocasse non ? », lance-t-il, un large sourire au milieu de sa barbe. C’est Patrick Charlier, le directeur de l’endroit. Non pas du « Centre intersidéral pour le racisme », mais de ce qui s’appelait jusqu’il y a peu le « Centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme ». Légère nuance…

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Unia est arrivé
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Cet exemple caricatural explique pourquoi le centre a décidé de changer d’appellation il y a peu. Il faut dire que cela semblait nécessaire. Au cours d’une enquête menée auprès du grand public, plus de 70 variantes de son nom étaient sorties de la bouche des participants. De quoi rendre l’arrivée d’Unia – le nouveau patronyme de l’institution, inspiré du latin « Unio » qui signifie union, unité ou « Je réunis » – nécessaire. Même si on se demande si cela permettra de mieux identifier ses missions. Car celles-ci n’ont par contre pas changé depuis la création du centre en 1993. Il s’agit de lutter contre les discriminations et de promouvoir l’égalité des chances (voir encadré). Notons qu’au fil des années, son mandat s’est élargi pour couvrir un nombre important de discriminations liées à des critères « non-raciaux ». Handicap, âge, orientation sexuelle, conviction philosophique ou religieuse, fortune, la liste est longue. Comme celles des différents domaines ou les discriminations peuvent avoir lieu : emploi, enseignement, logement, Internet, bien et services, etc.

Forcément, avec un tel champ d’action, Unia s’est aussi transformé peu à peu en un immense paquebot. La structure emploie 96 équivalents temps-plein. Compte … services. Détail cocasse, le tableau était encore plus impressionnant jusqu’il y a peu. Unia disposait en effet – en plus du pôle discriminations/égalité des chances – d’un pôle migration. Son objectif : veiller au respect des droits fondamentaux des étrangers, éclairer les pouvoirs publics sur la nature et l’ampleur des flux migratoires, stimuler la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains. Le 12 juin 2013, cette page s’est tournée. Le Gouvernement fédéral, les Régions et les Communautés ont signé un accord de coopération visant à transformer le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en une institution interfédérale de lutte contre les discriminations. Le pôle migration a quant à lui été confié à une institution séparée et fédérale: le Centre fédéral Migration, Myria de son petit nom. Pourquoi ? Ici on se perd dans les tréfonds des négociations à la belge. « Depuis 2000, une directive européenne anti-discrimination imposait aux États membres de mettre en place un organe de promotion de l’égalité qui existait déjà chez nous sous la forme du Centre, explique Patrick Charlier. Quand on a commencé à préparer l’interfédéralisation en 2006, la Flamands ont dit : « Pas question que le nouveau centre s’occupe des migrations ». Il n’y avait pas d’obligation, puisque la directive européenne ne s’appliquait pas à ce champ. On a donc décidé de scinder les deux. Je pense que cela embêtait certains qu’un organe puisse critiquer la politique migratoire. »

Create a map

Résultat des courses, les deux entités tracent aujourd’hui leur chemin sur des voies séparées. Même si, à la manière d’un vieux couple qui a du mal à faire le deuil d’une longue vie commune, elles partagent toujours le même bâtiment. D’un côté Myria. De l’autre, Unia, aujourd’hui interfédéral et donc alimenté à 80% par le fédéral et à 20% par les Régions et Communautés.

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