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Alter Échos n° 434

Loi Peeters: gifle pour les travailleurs?

30 novembre 2016

La réforme du monde du travail par la loi homonyme de Kris Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit[1]. La perception des syndicats diffère légèrement. Pour eux, pas de doute: la plume du projet aurait été tenue par les patrons (pourtant mécontents), avec comme résultat une individualisation de plus en plus poussée des négociations du cadre de travail, renvoyant sur la touche les organisations syndicales et leur solidarité désuète.

Arrivent au galop des projets «innovants» et «modernes» comme l’oxymore de l’«intérimaire à durée indéterminée» (lire «Intérimaire en CDI: ce sera bientôt possible»). Autre création à venir: un statut hybride entre employé et indépendant (lire «Un nouveau statut pour les travailleurs?»). Plus spécifiquement, deux mesures phares crispent les syndicats: l’annualisation du temps de travail et la gestion des heures sups (lire «Une loi Peeters moins indigeste que prévu?»), du travail «maniable», remaniement de la «petite flexibilité». Le patronat crie à la coquille vidée de son sens à coups de réformes, les syndicats hurlent au recul social. Alter Échos fait le point.