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Carte blanche

La plume et le cigare

Alter Échos n° 414-415 6 janvier 2016 Arnaud Gregoire

Des milliers d’articles, des centaines de colloques, de recherches… L’Agence Alter souffle ses 20 bougies! Pour l’occasion, il nous tenait à cœur  de donner une place dans nos pages à notre «communauté»: anciens de l’Agence, personnalités que l’on interviewe régulièrement ou qui nous lisent depuis 20 ans. À chacun, nous avons demandé de répondre à l’une des questions suivantes: Quelle enquête voudriez-vous mettre à la une d’Alter Échos? De quoi rêveriez-vous pour votre secteur dans les 20 années qui viennent? Quelle politique mèneriez-vous si on vous confiait un portefeuille ministériel? À quoi ressemblera votre secteur dans deux décennies?

«La plume et le cigare» est une contribution d’Arnaud Grégoire, responsable de la communication chez Groupe One, ancien journaliste d’Alter.

J’avoue que, pour cette interview, j’étais un peu impressionné. Mais bon, c’est les 20 ans d’Alter, et il fallait que je rencontre une personnalité à la hauteur de l’événement!

«- Bonjour Monsieur le Président… Euh… C’est vraiment un honneur… Merci d’avoir accepté cette interview.

Là-dessus, je lui ai présenté un Cohiba, son cigare préféré. Et je m’en suis allumé un. Il fallait bien ça pour l’amadouer un peu.

– Il y a 20 ans, quand on a lancé Alter, on était à Saint-Josse, dans un quartier très populaire de Bruxelles. Et maintenant, à Saint-Gilles. Un autre saint, aussi très populaire. Hmmm…»

Bon, OK, ce n’était pas très fin.

Il a tiré un grand coup sur son Robusto.

– «…

– Euh… Vous voyez, ce que je veux dire, c’est que nous étions quand même assez révolutionnaires, quoi. Depuis le début, on parle de la chasse aux chômeurs, des sans-abri, des jeunes en difficulté, des pauvres, des prostituées, des migrants…

– …

– Comment expliquez-vous que votre pays ait une politique sociale, de l’éducation et de la santé aussi performante, alors que vous faites l’objet d’un blocus?

– …

– Je veux dire, ici, en Belgique, je crois qu’on aurait des leçons à prendre de chez vous. Bon, peut-être pas en journalisme…

– ¡Viva la Revolución!»

C’est tout ce qu’il a dit. Et finalement, il avait raison. Vu l’ambiance actuelle et ce qui se pointe à l’horizon, pour continuer à faire du journalisme social, il faudra être de plus en plus révolutionnaire.

Sacré Fidel!

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez lire ici les autres contributions réalisées à l’occasion de nos vingt ans.

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