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L'insertion wallonne et le défi de la santé mentale

Alter Échos n° 343 31 août 2012 Julien Winkel

Comment les opérateurs de formation, d’insertion socioprofessionnelle ou les organismes chargés de l’emploi composent-ils avec un public en proie à des problèmes desanté mentale ? Après s’être penché sur Bruxelles dans un numéro précédent, Alter Echos prend le chemin de la Wallonie.

On en parle parfois comme ça au détour d’une réunion ou d’un colloque alors qu’à d’autres occasions, le sujet fait l’objet d’une attention plus officielle (voir AlterEchos n° 323 du 25 septembre 2011 : « Letravail, ce modèle de réinsertion dominant ») : la question de la santé mentale semble, depuis quelques années, poindre de plus en plus le bout de sonnez dès lors que l’on parle d’insertion, de formation, de mise à l’emploi. Nombre d’opérateurs confient ne plus savoir que faire d’un public de plus en plus fragilisé,porteur de pathologies psychologiques ou psychiatriques parfois lourdes, et dont le nombre serait en augmentation.

Pour y voir plus clair, Alter Echos a tenté de comprendre ce qui était mis en place dans certaines structures, spécialisées ou pas, pour« composer » avec cette situation et prendre en charge ce public. Cet article, le deuxième, concerne la Région wallonne. Rappelons qu’un premier papiers’était déjà intéressé à Bruxelles (voir Alter Echos n° 336 du 29 avril 2012 : « Quand la santé mentale s’invite au cœur del’insertion »).

Un public croissant

Si des chiffres précis ne sont pas disponibles, beaucoup d’opérateurs en conviennent : le public « santé mentale » est en augmentation en Régionwallonne. Ou, à tout le moins, les opérateurs parlent de lui plus souvent qu’à l’accoutumée ces derniers temps. « Il y a très probablement une croissancede ce public. Je n’ai pas de chiffres précis mais j’en suis sûr », confirme Ricardo Cherenti, chef de service insertion socioprofessionnelle à laFédération des CPAS1.

Erik Mikolajczak, secrétaire général de l’Interdéfération des EFT/OISP2 (entreprises de formation par le travail/organismes d’insertionsocioprofessionnelle), confirme cette tendance tout en précisant que l’arrivée de ce public peut avoir des conséquences sur le fonctionnement de certaines structures.« Avec l’activation, nous voyons arriver un public de ce type de plus en plus nombreux. Or les EFT/OISP n’ont pas forcément les compétences pour l’encadrer. Cela lesobligerait à revoir leur méthodologie, leur pédagogie, à plus forte raison pour les EFT qui doivent de plus assurer une production. »

Dans ce contexte d’augmentation, la réforme actuelle de la psychiatrie, la réforme 107, est d’ailleurs sur toutes les langues. Ce projet, qui invite grosso modo à reconvertirles moyens hospitaliers dans le milieu de vie, pose question car il pourrait augmenter les chances de mise en contact du public santé mentale avec un certain nombre d’opérateurs deformation, de mise à l’emploi ou d’insertion socioprofessionnelle. « Cette réforme risque d’entraîner un afflux de ce type de public dans les CPAS alors que ceux-ci nesont pas outillés pour le prendre en charge », avertit Ricardo Cherenti.

Cela dit, certaines structures mènent pour l’heure une réflexion à ce sujet ; une réflexion qui peut dans certains cas amener à relativiser quelque peu lasituation. Au CPAS de Peruwelz3, on souligne ainsi qu’il faut se garder de confondre problèmes psychiatriques et souffrance psychosociale. « On évacue trop souventles problèmes sociaux qui peuvent être aussi à l’origine de certains comportements », explique Fabienne Defert, directrice des services sociaux du CPAS, qui souligneégalement que la résolution des problèmes du bénéficiaire passera dès lors par un processus de co-construction avec celui-ci. « C’est une questionde posture du travailleur social », explique-t-elle. Est-ce à dire qu’il existe pour l’heure une tendance à psychiatriser à outrance tout comportement« hors norme » des bénéficiaires ? Ricardo Cherenti abonde dans ce sens. « La santé mentale justifie tout, on a un peu tendance à toutvoir sous l’angle de la santé mentale. Est-ce qu’une personne qui n’arrive pas à se lever le matin, par exemple, est en proie à des problèmes de santé mentale ?Tout psychiatriser peut amener à des dérives et à mettre certaines personnes de côté, comme dans le cas des MMPP (voir Alter Echos n° 304 du 29 octobre 2010 :« Catégorisation des chômeurs : juste un projetpilote ? »)

« Faire avec » ?

Malgré ces nuances, comment les opérateurs se débrouillent-ils avec un public fragilisé sur le plan de la santé mentale ? Pour ceux n’ayant pas d’attentionparticulière vis-vis de celle-ci, il n’y a pas trente-six mille solutions. Il faut bien souvent « faire avec » les outils utilisés par ailleurs pour l’ensemble dupublic. « Si une personne en proie à des problèmes de santé mentale se présente dans un CPAS, celui-ci va opérer comme pour n’importe quel public : il vaeffectuer une enquête afin de voir si elle a droit à quelque chose. Mais pour ce qui concerne des actions plus spécifiques, ce point est laissé à ladiscrétion du CPAS qui, s’il n’est pas outillé, va réorienter. Certains CPAS ont ainsi des conventions avec des psychiatres ou des services de santé mentale mais ils sontpeu nombreux, ces conventions ont un coût pour les CPAS et les services de santé mentale sont par ailleurs déjà complètement submergés », expliqueRicardo Cherenti.

Chez CAIPS4 (concertation des ateliers d’insertion professionnelle et sociale), une fédération regroupant certains CPAS ainsi que des EFT, des OISP, des EI (entreprisesd’insertion) ou encore des SIS (services d’insertion sociale), le son de cloche est identique. « Le seul outil institutionnalisé dans le secteur, c’est l’accompagnementpsychosocial, qui en constitue l’un des trois piliers, avec l’évaluation et la formation, nous explique-t-on. Mais psychosocial, cela peut vouloir dire beaucoup de choses. » A larecherche de réponses face à cette situation, CAIPS a d’ailleurs organisé il y a deux ans des états généraux consacrés à la question de laréforme de la psychiatrie au niveau fédéral (la fameuse réforme 107). Avec peu de résultats, semble-t-i
l. « Il y a eu peu de retombéesconcrètes, continue-t-on chez CAIPS. Il existe peut-être une forme de résistance de certains opérateurs du secteur qui ont peur de se voir submergés par un publicporteur de problèmes de santé mentale… C’est une question qui va clairement revenir bientôt à l’ordre du jour. » Ce qui ne veut pas dire que cesopérateurs ferment leurs portes à ce public particulier. L’Interfédération nous confirme ainsi que chaque opérateur accueille un pourcentage variable de personnesen proie à des problèmes de santé mentale.

Des outils plus spécialisés

Certains ont cependant mis en place des outils spécifiques pour accueillir ce public, ou bien en ont carrément fait leur cible principale. Le plus gros et le plus connu d’entre eux,le Forem5 en l’occurrence, a créé un réseau officiel d’une vingtaine d’assistants sociaux depuis 2011. Mis en place dans le cadre de l’accompagnementindividualisé des chômeurs, ce réseau peut-être mobilisé à tout moment par le conseiller référent chargé de l’accompagnement du demandeurd’emploi. « Le demandeur d’emploi peut être orienté, s’il le souhaite et en cas de besoin, vers un assistant social. Dans ce cas de figure, le conseillerréférent passe la main à l’assistant social qui peut aussi, si le besoin s’en fait sentir, orienter le demandeur d’emploi vers des structures externes », explique-t-onau Forem. Dans ce cas de figure, le demandeur d’emploi n’est pas tenu de continuer sa recherche de travail et ce, jusqu’à « résolution » du problème, sitant est que cela soit possible. « Notre but est de mettre les personnes au travail, et le chemin est différent pour chaque personne, nous dit-on toujours au Forem. Dans certainscas, il faut passer par une phase de soins qui peut être longue. »

A parler de mise au travail, l’approche de l’EFT « Article 23 »6 est quant à elle un peu différente puisque cette structure vise l’insertion par letravail de personnes psychiatrisées par le biais de trois petites entreprises d’économie sociale actives dans les secteurs de l’horeca, du bâtiment et de la bureautique. Lesconditions pour faire partie d’Article 23 sont simples : être suivi par un service de santé mentale et habiter sur le territoire de la Ville de Liège. Aucune condition n’esten revanche exigée en ce qui concerne la « lourdeur » de la situation psychiatrique des stagiaires. « L’enjeu de notre travail est double, expliquaitJean-Michel Stassen, directeur d’Article 23, dans les lignes d’Alter Echos il y a un peu plus d’un an (voir Alter Echos n° 313 du 3 avril 2011 : « Article 23 : quand travailler et être psychiatrisé font bonménage »). Dans l’absolu, il s’agit de rendre nos bénéficiaires plus autonomes. Si l’un d’entre eux n’a pas accès au travail après son passage cheznous mais qu’il se sent mieux, qu’il a vécu dans le bien-être, c’est quelque chose d’important. Le but thérapeutique de l’asbl n’est pas la mise à l’emploi à toutprix. Néanmoins, nous avons également un objectif politique qui est de dire que la société doit pouvoir insérer en son sein des personnes porteuses deproblèmes mentaux. Il s’agit de prouver que l’on peut réaliser des choses de qualité avec ces personnes, qu’elles peuvent participer à l’activité économiquedu pays. »

Ce principe, « Socrate réhabilitation »7 en est également convaincu. Service issu d’« Espace Socrate » (une entreprised’économie sociale active dans l’édition, la formation et l’insertion professionnelle des personnes avec une incapacité psychiatrique persistante) et situé au sein del’hôpital Vincent Van Gogh à Charleroi, « Socrate Réhabilitation » propose un soutien à l’emploi pour personnes ayant des problèmespsychiatriques. Il s’appuie pour ce faire notamment sur trois conseillers emploi et, entre autre, sur la technique IPS (individual placement and support). Le principe de cette dernière estsimple : c’est une fois que les personnes sont à l’emploi que le travail sur leurs problèmes psychiatriques peut se faire. L’emploi est vu ici comme complémentaire au traitement.« Nous travaillons sur un principe d’exclusion zéro, explique Silvano Gueli, conseiller emploi et chef de service à « Socrate réhabilitation ».Toute personne souhaitant travailler est prise en charge. » Elle doit cependant être suivie en parallèle par un psychiatre.

Au niveau procédure, l’ensemble de l’action est décidé avec la personne, que ce soit concernant la rédaction de c.v., la préparation à l’entretiend’embauche ou encore la recherche d’emploi et le suivi une fois que celui-ci est décroché. « Nous pouvons chercher un emploi pour la personne, mais elle peut aussi le faireelle-même, explique Silvano Gueli. Si nous nous présentons à l’employeur, celui-ci risque de savoir que la personne souffre de problèmes psychiatriques, ce que cettedernière ne souhaite pas toujours. Cela dit, si l’employeur est au courant des problèmes de la personne, savoir qu’il y a une structure derrière elle peut aussi lerassurer. » Rayon difficultés, on pourrait croire que mettre à l’emploi des personnes souffrant de psychose, de troubles bipolaires, de troubles obsessionnels compulsifs ouencore d’attaques de panique n’est pas évident. Si notre interlocuteur n’élude pas certaines difficultés comme des problèmes de concentration ou une incapacité pourcertains à effectuer autre chose que des « monotâches », il souligne également que « dans un environnement où on leur demandera d’en fairemoins, ces personnes en feront moins. Mais elles peuvent également faire beaucoup si on leur en donne l’occasion. L’idée est donc de leur trouver l’environnement qui leur convient. Ilfaut aussi souligner qu’il y a quelque chose d’identitaire dans tout ce qui concerne la « maladie mentale ». Si une personne se présente comme cela, si elle est convaincue que cela n’ira pas,cela n’ira pas. »

A écouter Silvano Gueli, mettre une personne souffrant de problèmes de santé mentale au travail ne serait donc pas impossible. D’après lui, les troubles mentaux neseraient d’ailleurs pas le problème le plus compliqué à régler. « En Belgique, l’accès à l’emploi est compliqué. Le système demutuelle implique que si une personne veut travailler, elle doit bien souvent changer de statut et renoncer à celle-ci. Ce qui constitue une prise de risque et n’est pas toujoursintéressant. Une personne touchant 1000 euros à la mutuelle, qui veut travailler mais ne se sent pas capable de faire plus qu’un mi-temps, ne verra pas toujours l’intérêtde bosser pour 800 euros. »

Le réseau, une solution ?

S
i des structures ont donc mis en place des initiatives de leur côté, d’autres sont montées un cran plus haut et ont pris le pli de créer un réseau.Calif8, une asbl liégeoise qui regroupe et coordonne une trentaine d’organismes d’insertion sociale et professionnelle, a ainsi travaillé d’août 2011à août 2012 à la mise en place d’un réseau de 27 partenaires (composé d’EFT, d’OISP, de SIS, de SSM) actifs sur le territoire de la Province de Liège et d’unesérie d’outils permettant à ceux-ci de mieux se connaître et dès lors de mieux accompagner les personnes souffrant de troubles de santé mentale. « Le butde cette démarche n’était pas que chaque structure développe ses propres pratiques de son côté mais que nous puissions travailler en réseau avec desstructures existantes, explique Bénédicte Rorive, coordinatrice de Calif. Nous sommes en effet arrivés à la conclusion que, dans le travail avec ce type de public, ilconvient de fonctionner en réseau multidisciplinaire. Si celui-ci existe, la structure en contact avec une personne porteuse de troubles de santé mentale devra s’y intégrer. Sice réseau n’existe pas, il incombe en quelque sorte à cette structure de créer ce réseau. »

Pour faciliter cette tâche, différents outils ont donc été créés. Des fiches détaillant chaque membre du réseau ont étéétablies, de même que des documents à l’attention de ceux-ci et traitant de sujets variés comme les relais multidisciplinaires, « Qu’est-ce que l’accompagnementpsychosocial » ou encore les « Forces et freins vers l’emploi ». Le tout est censé faciliter l’accompagnement des personnes en difficulté etl’établissement de ce fameux réseau multidisciplinaire, et sera bientôt disponible sur le site web de Calif. Le réseau, quant à lui, est appelé àgrandir puisque deux tables de rencontres devraient être organisées par an afin de l’étoffer.

Notons que dans sa mise en place d’un réseau, Calif a notamment pu compter sur l’expérience et l’appui de l’AIGS9 (association interrégionale de guidance et desanté) dont l’un des objectifs principaux est le maintien de la santé mentale par la prévention, la thérapie et la réadaptation. Pour accomplir cette mission, AIGSagit en province de Liège en tant qu’« unité technique d’exploitation » : elle porte une série d’initiatives et regroupe une série de structures.Parmi elles, on retrouve notamment onze centres de santé mentale et quatre centres de réhabilitation psychosociale, en plus de trois jobcoachs qui sillonnent le territoire de laprovince de Liège afin d’assister les personnes qui le souhaitent. « Ces services envisagent la réinsertion des personnes, et donc aussi la réinsertionprofessionnelle. Pour ce faire, les centres de santé mentale disposent d’agents de liaison qui peuvent orienter la personne vers des structures adéquates. Les centre deréhabilitation psychosociale ont quant à eux leurs agents d’insertion. Il faut savoir qu’AIGS a un fonctionnement qui met la valeur travail en avant. Quiconque a le souhaitd’intégrer la société désire souvent travailler. Et cela ne change pas si on a des problèmes de santé mentale. Il faut donc aider ces personnes, si elles lesouhaitent », explique Mireille Jamar, adjointe à la direction d’AIGS pour le secteur formation.

En ce qui concerne la formation, justement, AIGS regroupe également des centres de formation AWIPH (« Le Plope » et « Le Tilleul ») ainsi qu’uneEFT et une OISP. « Il est important de travailler en réseau, et c’est ce que nous faisons avec AIGS, détaille notre interlocutrice. L’avantage d’une structure comme lanôtre réside dans le fait qu’une personne peut venir frapper à la porte de n’importe quel service. Si celui-ci ne convient pas à ses besoins, il peut êtreorienté, nous faisons le lien. » Cela dit, Mireille Jamar insiste sur le fait qu’AIGS ne cherche pas à s’« auto-alimenter ». Si une orientation vers despartenaires locaux extérieurs est nécessaire, elle s’effectuera. « Nous collaborons avec Calif, l’enseignement de promotion sociale, les missions régionales ou encorele Forem », précise-t-elle. Des partenaires qui, comme on l’a vu, craignent parfois de ne savoir que faire avec un public si spécifique. « Nous préparons lapersonne lorsque celle-ci va intégrer une structure, explique Mireille Jamar. Et puis cet accompagnement individualisé et ce travail en réseau que nous prônons permetd’aplanir les problèmes. »

Avis donc aux opérateurs ayant encore quelques craintes : le réseau, pensez-y !

1. Fédération des CPAS :
– adresse : rue de l’Etoile, 14 à 5000 Namur
– tél. : 081 24 06 11
– courriel : sip.cpas@uvcw.be
– site : www.uvcw.be
2. Interfédération des EFT/OISP :
– adresse : rue Marie-Henriette, 19/21 à 5000 Namur
– tél. : 081 74 32 00
– courriel : secretariat.interfede@skynet.be
– site : www.interfede.be
3. CPAS de Péruwelz :
– rue de Roucourt 85-87 à 7600 Péruwelz
– tél. : 069 77 90 10.
4. CAIPS :
– adresse : rue E. Malherbe, 18 à 4400 Flémalle
– tél. : 04 337 89 64
– courriel : info@caips.be
– site : www.caips.be
5. Le Forem :
– adresse : bd Tirou, 104 à 6000 Charleroi
– tél. : 071 20 65 67
– site : www.leforem.be
6. Article 23, place Emile Dupont, 1 à 4000 Liège
– tél. : 04 223 38 35.
7. Espace Socrate :
– adresse : rue de l’Hôpital, 55 à 6030 Marchienne-au-Pont
– tél. : 071 92 07 93
– courriel : socrate@chu-charleroi.be
– site : www.espace-socrate.com
8. Calif :
– adresse : rue des Maraîchers, 67 à 4020 Liège
– tél. : 04 343 48 98
– courriel : info@calif.be
– site : www.calif.be
9. AIGS :
– adresse : rue Vert-Vinâve, 60 à 4041 Vottem
– tél. : 04 228 89 89
– site : www.aigs.be

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A propos de l'auteur

Julien Winkel

Dans ses rêves d’enfance, Julien se voyait astronaute. À tel point qu’il imaginait qu’une fusée l’attendrait à la sortie de l’école pour l’emporter dans les étoiles, loin de ce monde de brutes. Lorsqu’on l’interroge sur ses héros, Julien affiche une belle cohérence puisqu’il cite Ian Solo et Marty Mac Fly. Pourtant, quelques années plus tard, c’est avec un diplôme de journaliste et un master européen en étude du spectacle vivant qu’il se retrouve. En tandem avec Cédric Vallet, Julien forme ainsi le pôle excellence de la rédaction. Il entretient en parallèle une passion extrême pour la musique : « surtout la musique noire américaine des 50’/60’s/70’s : soul, blues, funk. Il y a tellement d’émotion, de beauté, de drames, de rêves de rédemption et de vie dans cette musique qu’elle permet de ne pas finir racorni par les aléas de la vie et de ne pas totalement désespérer de l’espèce humaine. » Une envolée lyrique digne de la plume qu’il manie au service d’une « information jugée plus importante que jamais bien que vraiment galvaudée en de trop nombreuses occasions ». julien [dot] winkel [at] alter [dot] be

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