Partager par e-mail Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur LinkedIn Partager sur Google+ Impression
Alter Échos n° 441-442

Loterie nationale et subsides : jeux et enjeux

28 mars 2017

Elle se proclame le plus grand mécène de Belgique. Et elle a sans doute raison. Chaque année, la Loterie nationale déverse près de 200 millions d’euros dans les poches associatives, sportives et culturelles (lire «L’État belge, gagnant au grattage, perdant au tirage?»). Win for Life pour tous? Pas vraiment. Côté individuel, il y a les Lose Your Life, le groupe de personnes dépendantes au jeu qui y laissent santé, emploi et famille (lire «Jouer, même quand rien ne va plus»). Côté associations, c’est la course aux projets avec beaucoup d’appelés et peu d’élus (lire «Le Win for Life de l’associatif»). Mais comment la manne est-elle distribuée? Si le fédéral affiche sa transparence, les entités fédérées se montrent plus discrètes (lire «Les subsides, une loterie»). Pour Jannie Haek, le CEO de la Loterie nationale, l’important n’est pas là. La Loterie est un système démocratique de solidarité: «Les joueurs sont des gens engagés au niveau sociétal.» Ils sauvent en tout cas la peau de bon nombre de libraires qui affichent pourtant un sourire crispé. Ces derniers déplorent le nouveau système de rémunération au mérite (lire «Sans jeux, pas de libraires?»). Parce que, sans de bons chiffres, avec la Loterie, on a les boules.