Ce 29 novembre, c'était la "Journée sans crédit". Quatorze associations francophones et néerlandophones ont sillonné les rues du pays pour sensibiliser les consommateurs aux pièges du crédit facile - notamment celui qui est octroyé par les grandes surfaces. Elles lancent aussi un message clair aux pouvoirs publics : ce n'est pas le moment de débrider le marché du crédit à la consommation… Elles mettent en garde contre le risque social que représenterait cette stratégie économique, et dénoncent les propositions de l'Union professionnelle du crédit allant dans ce sens : par exemple, permettre le développement du crédit par Internet ou encore la déductibilité fiscale d'une partie des intérêts payés sur le crédit à la consommation.
En 2007, les associations ont déjà formulé 32 recommandations allant dans ce sens, notamment la limitation de la durée des ouvertures de crédit, le respect de la législation en matière de publicité pour le crédit, le devoir d'information et de conseil des prêteurs. Aujourd'hui, la plate-forme « Journée sans crédit » formule de nouvelles recommandations qui visent à promouvoir la transparence, à améliorer l'information du consommateur et à inciter les prêteurs à montrer un plus grand sens des responsabilités. Elle se positionne aussi sur l'élargissement – inopportun à son sens – des données enregistrées dans la centrale des crédits aux particuliers et plaide pour l'interdiction d'offres de crédit non liées à des achats. Et sous un volet davantage curatif, elle fait quelques suggestions visant à rendre plus efficace la procédure de demandes de facilités de paiement auprès du Juge de Paix.
Infos : Documents complets des recommandations 2007 et 2008 sur www.journeesanscredit.be