
Chaque année, des centaines de mineurs étrangers non accompagnés (mena) arrivent en Belgique. Commencent pour eux, dès l’instant où ils sont « repérés », une prise en charge qui débute avec la désignation d’un tuteur et un hébergement, de quinze jours à un mois, dans l'un des deux centres d’observation et d’orientation de Neder-over-Heembeek et de Steenokkerzeel gérés par Fedasil, avant d’être dirigés dans des structures ad hoc en fonction de leur situation personnelle et administrative. Les centres étant totalement ouverts, les mineurs ont la possibilité de quitter les lieux et de disparaître dans la nature. En 2007, sur environ 1 500 mena accueillis, 619 dossiers de disparition ont été constitués, dont 11 jugés inquiétants. Ces disparitions sont d’autant plus problématiques que l’enfant n’a a priori pas d’attache dans le pays.
Pour agir plus efficacement dans la résolution de ces disparitions, Fedasil vient de signer un protocole de collaboration avec l’organisation Child Focus. Il s’agit avant tout d’harmoniser les actions entreprises pour localiser le plus rapidement possible les enfants disparus et éviter les risques d’abus et d’exploitation qu’encourent ces mineurs. Le protocole de collaboration a également été signé par le parquet général de la cour d’appel de Bruxelles, le parquet du tribunal de première instance, l’Office des étrangers, le Commissariat général aux réfugiés et apatrides, la police fédérale et le Service des tutelles. Il sera évalué dans un an.