
Le Prix Lydia Chagoll, « Pour un sourire d’enfant », d’une valeur de 5 000 euros, a été décerné au « Tribunal d’opinion sur la détention des enfants étrangers en centres fermés », le 12 novembre dernier. Lydia Chagoll, danseuse, chorégraphe, et cinéaste belge, a passé plusieurs années de son enfance dans des camps de prison japonais, durant la Seconde guerre mondiale, avant de devenir à l’âge adulte, une défenderesse acharnée de l’enfance en danger. Le projet récompensé cette année avait été mené en collaboration avec Unicef Belgique et Défense des enfants international (DEI) : en janvier dernier, ce tribunal d’opinion avait réuni citoyens, avocats et associations de défense des droits de l’enfant afin d’interpeller l’État belge sur sa pratique de détention de mineurs étrangers dans les centres fermés. Le jury était composé d’enfants de 12 à 18 ans, il a fait venir à la barre des témoins, des familles, parents et enfants, des avocats et des médecins. Au terme du procès, le tribunal avait estimé que l’enfermement d’enfants innocents violait la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et avait condamné l’État Belge. L’expérience avait ensuite débouché sur un dossier pédagogique destiné aux élèves du secondaire.