En 2012, l'avortement suscite encore des débats passionnés. Ces échanges ne sont pas toujours de haut vol. Les noms d'oiseau fusent. « Intégriste » par-ci, « inquisition » par-là. On pourrait en rire. Une bonne polémique pendant l'été a toujours un côté divertissant.

Celle-ci laisse pourtant un goût désagréable. Les « représentants des jeunes », élus certes démocratiquement – par seulement cinq mille jeunes de la Communauté française – n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un sujet aussi fondamental. Depuis février, ils tentent désespérément de trouver un terrain d'entente. Après avoir refusé d'adhérer à la Charte pour le droit à l'avortement, nos jeunes compères ont palabré pour sortir un avis en demi-teinte. D'un côté, les jeunes « soutiennent la loi de 1990 qui dépénalise l'avortement » mais de l'autre, ils n'arrivent pas à se prononcer sur la notion de « droit à l'avortement ».