Les EFT (Entreprises de Formation par le Travail) et les OISP (Organismes d'Insertion Socioprofessionnelle) manifestent ce matin à Namur afin de dire leur mécontentement face aux mauvaises perspectives de financement les concernant pour l'année 2010. Rappelons que le « nouveau » décret wallon relatif aux EFT et aux OISP était entré en vigueur au premier janvier 2008. Son objectif était notamment de garantir aux centres l'octroi à 100 % d'une somme par heure de formation (12 euros par heure de formation dite « alpha » et 10 euros par heure de formation « filière métier ») qui soit identique pour chacun d'entre-eux.
« Étant donné que certaines structures recevaient moins que ces sommes et que d'autres recevaient plus, il a été décidé de les amener à un financement correspondant à ces nouveaux montants de manière progressive, selon un phasage déclare Erik Mikolajczak, secrétaire général de l'Interfédé (Interfédération des Organismes de Formation et d'Insertion Wallonie – Bruxelles). Il se fait cependant qu'il y a plus de structures qui gagnaient moins que les sommes prévues par le décret que de structures qui gagnaient plus... » La conséquence de cette situation étant que le gouvernement wallon s'est dès lors vu dans l'obligation d'accroître le budget prévu de 1 000 000 d'euros par an (pour 2010, on cite ainsi le chiffre de 1 150 000 euros). Des sommes importantes qui, en cette période de vaches maigres, ont poussé le cabinet d'André Antoine (CDH), le ministre de l'Emploi et de la Formation de la Région wallonne, à geler le phasage prévu. « À cette mesure qui constitue déjà un manque à gagner pour nos structures, il convient également d'ajouter que les EFT et les OISP ayant été agréés en 2008 sont financés à 90% de ce qui est prévu et que les structures agréées en 2009 le sont à 50 % », ajoute Erik Mikolajczak qui conclut en déclarant que des absences de versement concernant des soldes 2007, 2008, des avances 2009 et des financements relatifs aux accords du non marchand 2000-2005 et 2007-2009 sont également constatés.
Si, d'après notre interlocuteur, le cabinet d'André Antoine n'a pas précisé si cette situation était provisoire ou non, l'Interfédé a déjà rencontré le cabinet du ministre CDH et devrait encore le faire dans les jours qui viennent, afin de tenter de trouver une solution.