On se souvient qu'un décret de 2003 a chamboulé le petit monde de l'éducation permanente. Qu'il avait été préparé de manière exemplairement opaque, sans débats ouverts, sur fond de polémiques et de dialogues de sourds. Les innovations introduites dans le texte – au rang desquelles l'évaluation – avaient pour le moins déstabilisé les associations concernées.
Des critères de reconnaissance étaient formulés de manière trop largement interprétable et donc insécurisante. Aujourd'hui, un rapport d'évaluation confié à une équipe scientifique revient sur ce processus et renvoie un paquet de questions aux praticiens et aux dirigeants du secteur, et aussi à ses décideurs.
Nous n'essayerons pas ici de trouver toutes les réponses. Il est trop tôt. Mais nous verrons que cette première évaluation n'est qu'un début, que si elle a laissé en marge des problématiques importants sur le terrain, elle semble aussi réactiver quelques débats. Retour du refoulé ?
Reste à voir, nous terminerons par là, comment tout cela va s'outiller et se travailler, dans quels lieux, comment en faire des conflits fertilisants, comment faire parler les praticiens – voire les citoyens – et pas seulement les structures.