Fuck you criss de tabarnak Ces dernières semaines, il est bien utile de faire un tour sur les sites ou comptes twitter de la police de Montréal, de Classe (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), du Devoir ou de La presse pour sentir l'ampleur de l'ébullition qui a lieu de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec, autour de la question de la hausse des droits de scolarité universitaire.

Par exemple : "Fuck", le message du tracé d'une des manifestations dans les rues de Montréal, est limpide. Quand on regarde le plan prévu pour le déplacement montréalais de ce jour-là, à distance de 20 cm, on voit clairement le pied de nez fait par les mouvements étudiants - et de moins en moins uniquement étudiants - au gouvernement conservateur-libéral. Vrai tracé ou ultime provocation?

En tout cas le schéma interpelle. "Fuck" ou encore : "la hausse à ce point des frais de scolarité n'est pas une solution d'avenir, on veut étudier, on veut pas s’endetter". Là-bas, depuis plus de trois mois, les manifestants contre la réforme (à la hausse) du prix des droits de scolarité universitaire et contre le trop-plein de mesures libérales prises ces dernières années par le gouvernement provincial (Québec) libéral de Jean Charest sont dans la rue.

Ils entraînent derrière eux les mécontents du nouveau-monde, réputé il y a peu encore être un ilôt d'Etat-providence dans une Amérique du Nord qui met à mal régulièrement les principes de droits fondamentaux, ceux de l'accès à la santé, à l'éducation, au logement....

Lire aussi à ce sujet notre article dans le dernier numéro d'Alter Echo : "Printemps érable : le Québec réinvente le contrat social"