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Edito
Illustration : Lucie Castel

Qu’en aurait pensé Giordano Bruno?

Alter Échos n° 400 7 avril 2015 Julien Winkel

Yes, serait-on tenté de dire. Alter Échos tient enfin son «spécial riches», comme il avait pris l’habitude de le nommer familièrement. Voilà des années que le sujet venait orbiter autour de la table en salle de rédaction, à l’image d’une comète. C’était devenu notre petite Tchouri à nous. On l’apercevait l’espace d’un instant, le temps de dire «oh», avant de la voir disparaître à l’horizon sans avoir pu mettre la main dessus. Une sorte de running gag (comique de répétition) à intervalle annuel. Pour fêter notre 400e numéro, on s’est dit que c’était l’occasion ou jamais.

Après moult tergiversations, Alter Échos a enfin réussi à s’arrimer au petit objet, à l’image de Philae, ce robot de l’Agence spatiale européenne ayant défrayé la chronique il y a quelques mois. Comme pour la conquête de l’espace, il a fallu des années avant que la mission devienne réalité. Les questions concernant la faisabilité du projet étaient légion. Et puis, soyons honnête, il était aussi parfois question de barrières mentales. Parler des riches? De certains problèmes sociaux des riches? Passer de l’autre côté du miroir? Alter Échos ne risquait-il pas de se retrouver brûlé sur le bûcher, la langue entravée par un mors de bois, comme l’infortuné Giordano Bruno? Mais oui, rappelez-vous ce pauvre philosophe italien qui osa affirmer un jour que l’Univers était infini. Pour finir par le regretter amèrement le 17 février 1600 à Rome, accusé notamment d’apostasie. Non sans avoir lâché: «Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à la recevoir.»

Eh bien non, Alter Échos n’a pas eu peur, citoyens de Rome… euh, citoyens «altériens». Il est passé de l’autre côté du miroir. Et a décidé que son panel de sujets, lui aussi, pouvait être infini. Certes, on ne se refait pas. Au détour de ce dossier, vous vous délecterez ainsi d’articles «de tradition» consacrés à la transaction pénale ou encore la «délinquance des élites». Mais vous pourrez aussi vous mettre sous la dent des papiers plus iconoclastes. Comme celui concernant ces CPAS qui accueillent un nombre grandissant d’anciens «aisés» tombant dans la précarité. Ou encore cet article qui vous embarquera pour le très chic 8e arrondissement de Paris, passé à la loupe par des étudiants en sociologie issus de la banlieue.

Des sujets variés finalement, pour un dossier réglé et équilibré comme une petite sonde. À déguster avec une bonne petite frite sauce riche.

 

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A propos de l'auteur

Julien Winkel

Dans ses rêves d’enfance, Julien se voyait astronaute. À tel point qu’il imaginait qu’une fusée l’attendrait à la sortie de l’école pour l’emporter dans les étoiles, loin de ce monde de brutes. Lorsqu’on l’interroge sur ses héros, Julien affiche une belle cohérence puisqu’il cite Ian Solo et Marty Mac Fly. Pourtant, quelques années plus tard, c’est avec un diplôme de journaliste et un master européen en étude du spectacle vivant qu’il se retrouve. En tandem avec Cédric Vallet, Julien forme ainsi le pôle excellence de la rédaction. Il entretient en parallèle une passion extrême pour la musique : « surtout la musique noire américaine des 50’/60’s/70’s : soul, blues, funk. Il y a tellement d’émotion, de beauté, de drames, de rêves de rédemption et de vie dans cette musique qu’elle permet de ne pas finir racorni par les aléas de la vie et de ne pas totalement désespérer de l’espèce humaine. » Une envolée lyrique digne de la plume qu’il manie au service d’une « information jugée plus importante que jamais bien que vraiment galvaudée en de trop nombreuses occasions ». julien [dot] winkel [at] alter [dot] be

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