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Des jobs à la pelle pour les jeunes de Tubize ?

Alter Échos n° 359 3 mai 2013 Cédric Vallet

L’AMO Plan J1 de Tubize aide les jeunes de 15 à 18 ans à trouver un job d’été. Objectif : consolider l’estime de soi. Un projet appelé à essaimer

Les jeunes de Tubize en quête d’un job d’été ne sont pas seuls. Le service d’aide en milieu ouvert (AMO) Plan J a lancé, il y a quelques années, le projet « Jobs à l’appel ». L’objectif est simple : donner un petit coup de main à des jeunes de la région pour trouver un boulot estival.

« Cela fait partie intégrante de nos activités communautaires, qui visent à apporter une réponse collective à une série de problèmes individuels », affirme Elise De Mattia, assistante sociale chez Plan J. Et ces problèmes individuels, dont se plaignent notamment les jeunes fréquentant l’AMO, concernent les jobs d’été. « Nous avions remarqué que plusieurs jeunes de 15 à 18 ans voulaient travailler mais n’y arrivaient pas. Nous constatons qu’il est plus difficile de trouver un job à 15 ans, car les employeurs sont assez méfiants. »

Partant de ce constat, l’équipe de Plan J a lancé son projet avec cette idée simple : aider ces jeunes à mettre un pied à l’étrier. Chaque année, 25 jeunes profitent de l’aide fournie par l’AMO. En général, le nombre de demandes est bien plus élevé, mais les premiers arrivés sont les premiers servis.

Pendant trois mois, les jeunes sont amenés à se connaître et à tisser le lien avec l’AMO via des réunions ou des activités plus festives. Ils suivent aussi des formations de base en jardinage et peinture.

L’implication des travailleurs en herbe fait partie intégrante de « jobs à l’appel ». Il leur faudra distribuer des tracts, dans des boîtes aux lettres, pour que de potentiels employeurs se manifestent. Car la grande majorité des petits boulots que dégottent ces jeunes ont lieu chez des particuliers. Il s’agit souvent de menus travaux de bricolage, de peinture ou de jardinage.

« Il y a aussi des jobs dans des entreprises, ajoute Elise De Mattia, à la ferme, dans un hôtel ou un restaurant. Nous essayons d’avoir une petite liste d’employeurs que nous démarchons dès le mois de janvier. Mais dans tous les cas de figure, on leur demande de distribuer les flyers pour que les employeurs de la région connaissent notre projet. »

Ne pas oublier la visée sociale du projet

L’intervention de Plan J fait la différence. L’association rassure les employeurs, elle se porte garante de ces jeunes qui, au final, ne gagneront qu’un « salaire » de bénévoles défrayés (environ 30 euros par jour).

Certes, « Jobs à l’appel » est un service offert au tout-venant. Mais pour Elise De Mattia, il ne faudrait pas oublier la « visée sociale » du projet : « Notre objectif à nous c’est bien la revalorisation de soi, l’estime de soi, dont beaucoup de ces jeunes manquent. Ils en ressortent souvent avec un sentiment d’utilité. » Les expériences quasi professionnelles de ces jeunes peuvent avoir des effets inattendus : « L’an passé, j’avais quelques jeunes en décrochage scolaire. Le travail d’été assez dur qu’ils ont eu à faire les a convaincus de retourner plus assidument à l’école. » Au-delà, Elise De Mattia souligne qu’en envoyant de tout jeunes gens travailler, « cela permet de casser les préjugés que certains employeurs peuvent avoir à propos des jeunes ».

Aujourd’hui, « jobs à l’appel » est reconnu comme un projet expérimental par l’Aide à la jeunesse. Car l’idée, désormais, est de faire des petits, et que d’autres structures s’inspirent de ce projet.

1. Plan J :
– adresse : rue Ferrer, 24 à 1480 Tubize
– tél. : 02 355 26 67
– courriel : elise.demattia@planj.be

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A propos de l'auteur

Cédric Vallet

Cédric nous vient tout droit du Sud… de la France, de Montpellier précisément. D’ailleurs, s’il ne devait pas travailler, il passerait son temps à jouer à la pétanque. Avec son collègue Julien Winkel, il forme le « pôle excellence » de la rédaction d’Alter Échos. Ce qui explique que son héros, c’est ledit Julien Winkel, dans ses grands jours. Doté d’un sens de l’humour bien aiguisé dont il fait souvent montre dans ses papiers, Cédric nous définit le social comme un bolo au Verschueren ; « ça n’existe plus mais c’était « social ». Il pratique le journalisme pour contredire tout le monde, tout le temps, à commencer par lui-même. cedric [dot] vallet [at] alter [dot] be

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