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Vie associative
© Diego Funck

Crowdfunding, les limites du budget public

Alter Échos n° 402 13 mai 2015 Olivier Bailly

Le crowdfunding (ou financement participatif) a le vent en poupe. Ce mode de financement alternatif lève des fonds qui intéressent de plus en plus les banques ou les pouvoirs publics.

En mai et juin, la commission Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) mène des auditions pour cerner le potentiel mais aussi l’encadrement nécessaire de ces levées de fonds citoyens (lire «Le coq wallon lorgne la poule aux œufs d’or»).

Mais s’agit-il d’un mirage? Les poches du citoyen n’étant pas extensibles, le crowdfunding n’est-il pas condamné à rapidement plafonner? (lire «Crowdfunding, vers l’infini et au-delà?») KKBB, Crowd’in et MyMicroInvest entre autres se disputent un marché où les acteurs sont de plus en plus nombreux. Particit, nouveau venu dans la danse collaborative, interpelle par son développement. À peine née, la plateforme a bénéficié des subsides de la Loterie nationale et de la FWB. La grande proximité de ses créateurs avec le PS pose question dans le secteur (lire «Particit, un placement de produit socialiste?»).

D’autres qui doivent se poser des questions, ce sont les associations dont les subsides sont coupés par des pouvoirs publics de plus en plus désargentés. Doivent-elles se tourner vers le financement participatif, au risque de défendre avant tout les projets les plus vendeurs? Les deux fédérations environnementales (IEB et IEW) ont des pratiques et des avis divergents sur la question (lire «IEB et IEW, l’associatif doit-il ‘crowdfunder’»?).

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