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Alter Échos n° 444

Citizen Pen

9 mai 2017

À l’heure des «fake news», du doute permanent, une information précise et recoupée est une denrée précieuse. Paradoxalement, cette information aux mains des professionnels est de plus en plus à la recherche d’une validation par… le peuple.

Poussé par une défiance généralisée (80% des Européens ne se fient plus aux médias[1]), le citoyen intervient de plus en plus dans les médias, voire produit sa propre information, avec plus ou moins de réussite (lire «La presse à participation: réalité variée, citoyenneté variable» et «Bristol: incubateur de l’information locale ‘citoyenne’»). D’autres entendent créer des contre-pouvoirs aux médias, supposés être eux-mêmes des contre-pouvoirs (lire «L’Observatoire critique des médias, version belge d’Acrimed»). Les médias traditionnels, eux, ne restent pas les stylos croisés. Ils tentent de réinventer la participation, réfléchissant à la plus-value du commentaire (lire «De la parole pourrie à la parole nourrie»), ou mieux, à l’enrichissement de l’information par le lecteur (lire «L’interaction, un clic citoyen?»). Le citoyen deviendrait alors un émetteur d’informations non militant, non idéologue. Un témoin de faits divers devenus de société. Un transmetteur d’expérience locale. Racontant ce fameux «terrain» que le journaliste semble avoir tant de mal à labourer. Un retour aux fondamentaux et une coproduction salutaire pour l’information, et donc le journalisme (lire «Journalisme et citoyens: entre défiance et participation»)