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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Emploi et formation

Travailleurs sans emploi, pas sans stress

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  • Par Julien Winkel
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La centrale culturelle bruxelloise de la FGTB a créé il y a peu un collectif de travailleurs sans emploi. Son but : informer les chômeurs à propos du processus d’activation des demandeurs d’emploi. Et les faire passer à l’action.

Être au chômage et finir en burn-out, c’est possible ? Si l’on en croit Myriam Akhaloui, la réponse est oui. Cette jeune femme est animatrice du Collectif des travailleurs sans emploi de la centrale culturelle bruxelloise de la FGTB (voir encadré). Un collectif qui réunit une dizaine de chômeurs tous les quinze jours. « Dans le cadre de ses activités d’éducation permanente, la centrale culturelle organise notamment des groupes d’animation. Et parmi ceux-ci, il y a le collectif des TSE », explique notre interlocutrice. Les objectifs de ce groupe sont au nombre de deux : susciter la réflexion des travailleurs sans emploi par rapport aux politiques d’activation des chômeurs mises en place depuis près de dix ans. Et les faire passer à l’action. « Voir autant de violence dans le modèle sociétal actuel pousse à se bouger, explique la coordinatrice. Comme je l’ai dit, certains chômeurs sont tellement sollicités dans le cadre de l’activation qu’ils tombent dans un état de saturation mentale dommageable. »

 Tout un contexte

Plus globalement, le Collectif TSE de la centrale culturelle bruxelloise se situe dans un mouvement qui prend de l’ampleur. De nombreux groupes de chômeurs sont actifs à l’heure actuelle sur le front de la lutte anti-activation, à Bruxelles ou en Wallonie. « La création de notre groupe, en avril 2013, coïncide avec celle du Réseau bruxellois des collectifs de chômeurs, dont nous faisons partie », situe Myriam Akhaloui. Un réseau qui compte une grosse dizaine de membres et permet à ceux-ci d’amplifier leur action ou de développer des partenariats avec d’autres collectifs. « Nous n’avons pas tous la même grille de lecture, mais nous partageons certaines revendications comme la suppression de la dégressivité des allocations de chômage ou la fin de l’activation des personnes en incapacité de travail de 33 % à 66 % », explique Myriam Akhaloui.

Le collectif essaie d’ailleurs d’organiser ses actions dans le cadre du Réseau, même si des actions individuelles peuvent aussi être mises en place. « Au niveau du réseau, nous distribuons des tracts toutes les semaines à la Capac ou dans les antennes d’Actiris. Nous préparons une manifestation des chômeurs qui aura lieu le 11 mai », détaille la coordinatrice qui prédit une longue vie au collectif : « On nous demande souvent s’il va disparaître après les élections de mai. Et la réponse est non. Il a vocation à durer. »

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