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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Logement et territoires

Tirs d’achats groupés

  • 371-372
  • Par Rafal Naczyk
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Se rassembler pour payer l’énergie moins cher, un principe simple qui séduit de plus en plus de consommateurs.

En Belgique, l’achat groupé d’énergie fait florès depuis quelque temps. Le principe est simple : des consommateurs s’assemblent afin d’obtenir des tarifs préférentiels, forts de leurs consommations conjointes. Avec l’aide d’un intermédiaire spécialisé est ensuite lancé un véritable appel d’offres. Le meilleur fournisseur emporte la mise. Chaque candidat reçoit alors une offre personnalisée, qu’il est libre d’accepter ou non. L’intermédiaire n’intervient plus, le contrat est signé entre le fournisseur et le client. Il dure en général un an, plus rarement deux ou trois.

Début 2012, le régulateur fédéral, la Creg, recommandait au gouvernement de développer le système. Depuis, c’est un carton. En Flandre, où les premières initiatives remontent à 2009, on retrouve des intermédiaires de tout poil : les provinces, des CPAS, des associations. Et même des partis politiques, le sp.a en tête. Samen sterker, la coopérative du pilier socialiste flamand qui organise des achats groupés, vient d’étendre ses activités jusqu’à Bruxelles. « Vingt mille familles ont participé aux achats groupés en Flandre pour le gaz et l’électricité. En deux ans, 500 toits ont été isolés grâce à Samen sterker en Flandre occidentale, un chiffre dont aucune autre organisation ou institution publique ne peut se targuer », se félicitait le président des socialistes flamands, Bruno Tobback, devant la presse en octobre.

En Wallonie, plusieurs communes dont Courcelles, Soignies et Seraing ont signé une convention avec une société liégeoise, Wikipower. Elle aurait déjà convaincu plus de 40 000 ménages. « Ce modèle est amené à se développer, explique Maxime Beguin, gérant de Wikipower. Notamment parce qu’un consommateur peut quitter son actuel fournisseur pour passer ailleurs sans devoir payer d’indemnité de rupture. »

Au plan national, c’est l’association Test-Achats qui avait joué les pionniers. L’année dernière, ils étaient 151 000 – dont de nombreux francophones – à s’être inscrits au premier groupement d’achat en énergie. « Au terme des enchères, 47 000 consommateurs avaient finalement changé d’opérateur », confie Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats. Total des économies générées : 16 millions d’euros. « Soit des montants jusqu’à 150 euros par an pour l’électricité seule, et jusqu’à 500 euros pour la combinaison gaz et électricité. » L’association de défense des consommateurs vient d’ailleurs de reconduire son coup d’essai. Cette année, 140 000 personnes se sont inscrites. « Quelque 12 % des ménages n’ont pas encore bougé depuis la libéralisation, en 2003, explique Jean-Philippe Ducart. Mais de plus en plus, ils éprouvent la nécessité de comparer, de changer et d’agir. Aujourd’hui, les consommateurs savent qu’ils ont un rôle à jouer, qu’ils peuvent faire bouger les choses en faisant pression. »

Constat plus nuancé auprès de Greenpeace, qui avait lancé le groupe d’achat Switch-to-Green, l’année dernière, avec La Ligue des Familles. Près de 20 000 familles s’y étaient inscrites, 4 500 avaient changé de fournisseur. Mais pour Greenpeace, le modèle a ses limites : « Le revers des achats groupés, c’est qu’ils envoient un message contradictoire, celui que l’électricité est bon marché, explique Arnaud Collignon, conseiller énergie chez Greenpeace. Or, d’un point de vue environnemental, ce sont les habitudes qu’il faut modifier, en poussant notamment les consommateurs à la sobriété. »

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