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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Édito

Si j’étais toi…

Détail de "Les déportés", Eugène Laermans, 1916
Détail de "Les déportés", Eugène Laermans, 1916
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Les yeux dans les yeux. Ce 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la section belge d’Amnesty International créait le buzz avec une vidéo montrant des Belges et des réfugiés ou demandeurs d’asile se regardant dans le blanc des yeux1. Le clip s’inspire de la théorie du psychologue Arthur Aron, selon laquelle un contact visuel ininterrompu de quatre minutes rapproche les personnes.

L’ONG de défense des droits de l’homme aurait tout aussi bien pu nous tendre un miroir. Dans le cadre de l’Alter Médialab, un projet de journalisme participatif sur lequel travaille actuellement la rédaction d’Alter et que nous aurons la fierté de vous présenter à la rentrée, Monsieur Diallo, un participant d’origine guinéenne m’appelle pour dire qu’il doit me transmettre «un document très important pour les journalistes, et pour tous les Belges»! À l’intérieur de la mystérieuse enveloppe, soigneusement rangé, un cahier pédagogique publié par le Ciré en 2014 sur l’émigration en Belgique3. Une sélection de faits historiques peu connus y est présentée. Tour à tour, on y fait la connaissance de lointains ancêtres belges installés au Wisconsin au milieu du XIXe siècle pour fuir la misère, d’une improbable colonie communautaire au Guatemala, d’ouvriers partis à Roubaix pour y trouver un meilleur emploi et victimes d’incidents racistes quand la crise finit par toucher le secteur du textile dans le nord de la France.

Émouvante est aussi l’histoire de l’exode, massif et brutal, des réfugiés de la Première Guerre mondiale. En quelques semaines, plus d’un million et demi de Belges sont accueillis par les pays voisins. Au départ, ils sont reçus à bras ouverts, mais leur séjour se prolonge au-delà de ce qui est attendu et les Belges deviennent une charge. «Certains sont sans ressources. La Grande-Bretagne leur offre le logement et la nourriture – certains chez l’habitant, les autres dans des habitations réquisitionnées – ainsi qu’une petite allocation pour survivre. Les autorités britanniques ont le souci de ne pas donner un régime de faveur aux réfugiés aux dépens des citoyens britanniques. Ce sont principalement des associations bénévoles qui aident les réfugiés», peut-on  lire dans le texte.

Quelques jours plus tard, je revois Monsieur Diallo. «Alors, qu’est-ce que vous pensez de ce document ?», me demande-t-il, les yeux dans les yeux.

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