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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Emploi et formation

Les petites reines de l’économie sociale

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Au sud de la province de Namur, trois entreprises d’économie sociale ont mis des vélos électriques en partage pour favoriser la mobilité de leurs stagiaires. Un projet qui roule. Même si les mentalités freinent encore.

Fin 2011, l’EFT La Calestienne1 à Beauraing, Florennes Titres-services2 et l’EFT Espaces3, située dans un zoning de Ciney, inauguraient le projet I Move pour faire avancer la mobilité des travailleurs fragilisés en milieu rural. Grâce au soutien de la Région wallonne, chacune de ces entreprises d’économie sociale faisait l’acquisition d’un parc de huit vélos électriques. Plus d’un an après, il semble que leur public ait été conquis par l’aspect pratique du projet. Surtout quand le soleil brille et que les distances à parcourir ne dépassent pas les cinq kilomètres ! Reste que les mentalités constituent encore un obstacle de taille, malgré les modules de sensibilisation mis en place dans ces structures. « Il y a un travail à faire pour désacraliser la voiture. Les gens disent qu’ils n’ont pas d’emploi parce qu’ils n’ont pas le permis de conduire. Et qu’ils n’ont pas de permis de conduire parce qu’ils n’ont pas d’argent pour le passer ! C’est le serpent qui se mord la queue », observe Anne Paquet, directrice de l’EFT Espaces. Qui constate aussi que les hommes semblent avoir plus de réticences à se mettre en selle que leurs collègues femmes. « Il y a une imagerie liée à la voiture qui reste plus difficile à lever chez les hommes. Chez les femmes, c’est plutôt l’aspect confiance en elles qui doit être travaillé. Elles ont parfois peur de rouler. »  Michel Thomas, directeur de La Calestienne, reconnaît que le vélo souffre d’une image « ringarde » auprès du public défavorisé. Mais il relativise toutefois : « Dans notre région particulièrement vallonnée, nos stagiaires ont rapidement été convaincus par le vélo électrique. L’aspect pratique l’emporte souvent sur les stéréotypes. »

Avancer sans dérailler

Dans un futur proche, les trois entreprises d’économie sociale comptent élargir leur offre à d’autres modes de mobilité partagée. Espaces a investi dans une voiture commune et La Calestienne y songe. A l’asbl Florennes Titres-services, ont pencherait plutôt pour l’achat d’un scooter ou de simples bicyclettes. C’est que les vélos électriques coûtent cher (au moins 1.800 €/pièce) et ne sont pas toujours fiables, pointe le directeur Vincent Laureys, qui a déjà dû faire changer toutes les batteries de ses huit véhicules ! L’association n’a pas les ressources en interne pour assurer leur entretien et la moindre intervention chez le vélociste nécessite deux semaines d’immobilisation. « Il n’y a pas de solutions miracles. Ce qu’il faut, c’est une réflexion globale sur les problèmes de mobilité dans les régions rurales. Comment aménager les voies publiques pour améliorer la sécurité des deux roues, favoriser l’intermodalité avec les transports publics, ouvrir la réflexion », observe Vincent Laureys.

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