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Logement et territoires

Les Centres culturels entre territoires et territoires (d’actions)

  • 360
  • Par Jacques Remacle
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Depuis 2010, les centres culturels se réunissent une fois par an pour une présentation publique du rapport d’activités du secteur. Ils y ont aussi partagé une recherche qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses

En marge de la révision du décret les concernant et sur lequel nous reviendrons, les centres culturels ont débattu, lors de leur réunion annuelle, de la notion de territoires autour d’une recherche baptisée « Centres culturels et territoires d’actions, une partition symphonique, des actions partagées »1.

Majo Hansotte, chargée de mission « Citoyenneté » à la Direction générale de la Culture, a mené ce travail en prenant pour option de travailler sur la parole d’un focus-groupe composé d’une vingtaine de responsables de centres culturels représentant la diversité existant dans le secteur. « L’objectif était de trouver des règles méthodologiques. Pour trouver des bases communes, nous nous sommes appuyés sur les pratiques plutôt que sur les textes », commente-t-elle.

Une boussole commune

Deux portes d’entrée à la question principale. La première entrée est la spécificité de la politique de la Fédération Wallonie-Bruxelles : le soutien à la société civile via les associations qui se fait en parallèle avec la politique d’éducation permanente. « C’est très différent en France où l’état n’est pas aussi soutenant pour les associations », remarque la chargée de mission.

Seconde entrée : les nombreux défis à affronter : le cloisonnement des groupes sociaux, les risques de dépérissement des territoires, la marchandisation de la culture, l’inquiétude démocratique. « Un débat est apparu sur le manque de repères par rapport à la cyberculture qui pourrait amener les gens à moins sortir. Le constat est en tout cas que l’utilisation des réseaux sociaux est assez embryonnaire », constate Majo Hansotte tout en soulignant que les défis sont plutôt rencontrés par les centres culturels.

A l’arrivée, la méthode aboutit à un cadre commun constitué d’une boussole des potentialités citoyennes. « Les centres culturels sont tournés vers le futur tout en étant dans une filiation constituée du binôme « Démocratisation de la culture/démocratie culturelle » ». Selon la chercheuse, l’ouvrage est significatif des bonnes pratiques existantes dans le secteur. « Je n’ai pas le sentiment d’une autoreprésentation. Les Centres culturels s’y retrouvent bien. La recherche d’une dimension critique est réelle était présente dans les débats », souligne-t-elle.

Deux types d’approches à articuler

A son analyse, la parole des gens aboutit à une déclinaison territoriale axée sur les actions plutôt que les zones géographiques : le territoire « Participation », le territoire « Questionnement », le territoire « Création collective », le territoire « Monde », le territoire « Patrimoine » avec sa variante « Laboratoire », le territoire « Quotidienneté », le territoire « Récits témoins ». « Il faut en retenir que la notion de territoire n’est pas une donnée inerte, mais quelque chose d’actif. Cette distinction est importante au niveau méthodologique », soutient Majo Hansotte donnant l’exemple de la Biennale de la Photographie organisée par le Centre culturel de Liège « Les Chiroux ». « Son territoire s’étend à la planète entière », constate-t-elle.

Cette approche de la notion de territoires ne montre-t-elle pas un hiatus entre la pratique des centres culturels et la notion de développement culturel territorial ? « La question est surtout de la nécessité d’articuler les deux. Mais cela sort du champ de la recherche », esquive la chercheuse, tout en reconnaissant qu’une suite logique serait d’évaluer les relations entre les pouvoirs locaux et les centres culturels. Quant à la représentation que les publics ont des Centres Culturels, ce serait encore un autre travail. « Si on a choisi de l’appeler Cahier 1, c’est qu’une suite devrait s’envisager », conclut-elle.

Reste que l’avant-projet de décret n’est pas loin d’être adopté par les autorités compétentes alors que les assises du développement culturel territorial sont loin d’être terminées. L’articulation est encore à créer !

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