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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Culture

Des films pour demain

  • 367
  • Par Benjamin Moriamé
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Beaucoup le fuient. Peu en ont une idée claire. Mais il est là, un peu partout. Le « film social », c’est-à-dire ancré et engagé dans son temps, a mille visages : de la comédie à l’œuvre noire, en passant par la romance et l’aventure. La programmation du 28ème Festival de Namur, clôturé le 4 octobre, en a encore démontré l’immense richesse et la poignante intensité. Mais, au fond, c’est quoi un « film social » ?

Beaucoup le fuient. Peu en ont une idée claire. Mais il est là, un peu partout. Le « film social », c’est-à-dire ancré et engagé dans son temps, a mille visages : de la comédie à l’œuvre noire, en passant par la romance et l’aventure. La programmation du 28ème Festival de Namur, clôturé le 4 octobre, en a encore démontré l’immense richesse et la poignante intensité. Mais, au fond, c’est quoi un « film social » ?

Il y a des films pour se sentir mieux. Et il y a des films qui rendent meilleurs. L’un et l’autre vont souvent de paire. Mais il faut parfois « endurer un film », comme disent les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne.

Attention, le rire peut aussi nous mettre au diapason d’un cinéaste engagé. Josiane Balasko, scénariste, réalisatrice et actrice de « Demi-Sœur », vient de rappeler avec brio qu’une comédie accomplie peut aussi éclairer, sinon illuminer, des questions sociales bien affûtées. L’artiste était le « Coup de cœur », c’est-à-dire l’invitée d’honneur, du Festival international du film francophone (FIFF), qui s’est clôturé à Namur le vendredi 4 octobre.

Antoinette, la soixantaine, se perd dans les bois, en suivant un lapin. À la nuit tombée, elle rejoint innocemment une « rave party ». Les « bonbons » y ont, bien sûr, des vertus délirantes. Il y a quelque chose d’Alice au pays des merveilles et de la grande aventure dans ce nouveau scénario de Josiane Balasko (sortie en salles imminente). Nénette n’est « pas sur la même longueur d’onde que les autres », dit l’auteure. Un handicap mental lui a été diagnostiqué à la naissance. C’est par hasard que Nénette se trouve là, au milieu d’un clan de rock-métal, déboussolée par le récent décès de sa maman, son placement dans une maison de retraite et son espoir de retrouver son père.

Dans le même temps, Namur a découvert le documentaire « L’âge de raison », sur le cinéma des frères Dardenne, par leurs amis Alain Marcoen et Luc Jabon. Bien sûr, entre les frères Dardenne et Josiane Balasko, il y a un monde. Voire quelques galaxies. Le FIFF 2013 a souligné une fois de plus l’étendue de la gamme qu’emploie le cinéma social : le film d’amour pour « La vie d’Adèle » ou « Gabrielle » ; le thriller pour « Electric Indigo » ; la satire pour cette histoire de garçon efféminé dans « Les garçons et Guillaume, à table ! » ; le drame pour « Child’s pose » ; et même l’animation pour « Aya de Yopougon » (lire ci-contre). On en passe.

Après immersion dans le cru 2013 de ce cinéma multi- facettes, que d’aucuns ont cru ennuyeux, on cherche encore ce qui relie les films. La réponse affleure quand, à la fin d’une séance, près du piano du cinéma Eldorado ou sous le chapiteau qui fait face à la citadelle de Namur, les spectateurs partagent leur émerveillement. Parfois, chacun semble avoir rencontré derrière l’écran, comme en rêvait Verlaine, « quelqu’un qui l’aime et le comprend ». Finalement, à défaut de définir le film social, on peut au moins dire approximativement ce qu’est un bon film social. Il répond avec finesse à cette question grossière qu’on n’avait même pas osé poser : « Qu’est-ce que la beauté ? ».

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