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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Charité bien ordonnée…

La cathédrale de Cologne, vu sous son angle le plus avenant.
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Il y a dix ans, la journaliste anversoise Hind Fraihi plongeait trois mois en immersion dans la commune de Molenbeek, se faisant passer pour une étudiante en sociologie. Aujourd’hui réédité aux Éditions de la Différence 1, le livre qu’elle publiait à l’époque mettait déjà le doigt sur les risques liés au radicalisme et la situation explosive dans la commune. Des signaux d’alerte qui n’ont jamais été pris au sérieux. À une question d’une journaliste du Soir 2 qui lui demandait si elle avait été victime de sexisme lors de son enquête, Hind Fraihi estimait: «Oui. Dans les deux sens. Si je n’ai pas été prise au sérieux par les forces de l’ordre ou le bourgmestre, c’est aussi parce que j’étais une femme. Je n’avais devant moi que des hommes blancs de classe supérieure. Ça aussi, c’est du sexisme! Notre société a besoin d’une nouvelle vague de féminisme. Qui s’attaque aussi aux problèmes de notre société occidentale, comme le plafond de verre ou les remarques sexistes en rue.»

Fin janvier, Theo Francken faisait la risée des réseaux sociaux. Après les agressions du Nouvel An à Cologne, le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration avait annoncé vouloir mettre en place des cours pour les migrants sur la façon de se comporter avec les femmes. Une version bêta du guide a fuité dans la presse, de toute évidence rédigée par un homme…. On pouvait y lire «Ne pas siffler les femmes: certaines trouvent ça sympa, d’autres pas». Mieux vaut en rire qu’en pleurer. (Écouter la chronique de notre collègue Marie-Ève Merckx sur Radiopanic 3.)

Invité du midi-débat organisé par l’Agence Alter et la Fédération des Services sociaux «Crise de l’asile: après l’urgence, l’accompagnement (lire notre compte rendu p. 31), Andrea Rea, sociologue et directeur du Groupe d’étude sur l’ethnicité, le racisme, les migrations et l’exclusion à l’ULB, a expliqué devant une petite centaine de participants comment le concept d’intégration avait évolué en même temps que la nature des flux migratoires. «Aujourd’hui, un consensus se dégage dans lequel l’exigence de la connaissance linguistique et la connaissance de la société sont vues comme fondamentales, comme des conditions de l’intégration. Une troisième exigence s’ajoute, sur laquelle je suis plus mitigé, c’est la connaissance de la culture. On parle des rapports hommes-femmes, par exemple. Mais il faut voir comment ceux-ci sont appliqués chez nous dans les lieux de pouvoir. (Lire notre dossier publié le 3 février 2016: un secteur social, sauf pour les femmes? 4.) Il y a une différence entre expliquer la culture ou la transformer en une conformité attendue de l’autre

Il y a aussi une différence entre donner des leçons et montrer l’exemple…

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