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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Carton rouge pour les mauvais trieurs

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La Belgique est connue pour ses bons résultats en matière de recyclage. Une performance que l’on doit moins aux multiples campagnes de sensibilisation qu’à une certaine fermeté contre les incivilités.

Les Diables rouges s’envoleront bientôt pour le Brésil. En attendant, la Belgique peut prétendre à la Coupe d’Europe en matière de recyclage, avec un taux qui flirte avec 85 % pour le recyclage des emballages, d’après le rapport annuel de Fostplus 2011. Une collecte performante, associée à une fermeté contre les mauvais trieurs, permet d’éclairer ce score. Contrairement au foot, la petite taille du pays joue à son avantage. En dehors des collectes porte-à-porte régulières, on dénombre plus de 400 parcs à conteneurs sur le territoire. En contrepartie, le principe du pollueur payeur est appliqué avec sévérité. La plupart des communes flamandes et wallonnes facturent entre 1 euro et 2,50 euros le sac destiné aux ordures non triées. À Liège, le volume de déchets non triés a diminué d’un tiers l’année même où la redevance incitative a été adoptée.

Plus récemment, les conteneurs à puce électronique ont fait leur apparition sur les trottoirs de Flandre et de Wallonie (ils arriveront dans la ville de Liège en 2015). À chaque levée, les poubelles sont scannées, pesées et, comme pour prendre l’avion, les excédents de poids sont facturés. Pour lutter contre l’effet pervers des dépôts clandestins, certaines communes, comme Seraing, ont adressé des amendes aux personnes pour lesquelles aucun déchet n’était enregistré. « Est-ce que ça fait Big Brother ? Peut-être, mais l’environnement est à ce prix », commente Luc Joine, directeur d’Intradel. Selon la Fédération belge des entreprises de gestion de l’environnement, en Wallonie, l’introduction des conteneurs à puce a permis de faire diminuer de 7 % la quantité de détritus non triés entre 2009 et 2010.

Versus prévention ?

« Notre niveau d’exigence par rapport à la propreté s’élève avec le niveau de conscience environnementale, observe Denis Blot, sociologue à l’Université de Picardie, invité aux Assises du déchet organisées par l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW). Il y a 40 ans, on cachait les balayeurs de rue, aujourd’hui on leur met des gilets fluo. Les responsables politiques les montrent pour montrer qu’ils mettent de l’ordre dans nos villes. Si la proximité avec les déchets est considérée comme sale, celui qui nous en débarrasse en tire un profit symbolique. » 

Mais le meilleur déchet reste encore celui qui n’existe pas ! En amont de la répression, des actions de sensibilisation sont menées notamment par les communes et le tissu associatif en matière de réduction des déchets ou, plus largement, de consommation responsable. Des campagnes sont diffusées dans les médias, des animations sont organisées avec les écoles. À BEP-Environnement, l’intercommunale de la province de Namur, une formation a été mise en place à destination des aides familiales et prochainement des travailleurs des CPAS. L’association Ecoconso, qui met en place un module de sensibilisation tout public, a récemment formé les gardiens de la paix en partenariat avec la mission locale d’Etterbeek. « Le travail de prévention à un rôle à jouer, mais c’est un travail de longue haleine. On dit que les Belges sont les meilleurs trieurs d’Europe. En vérité, ça a commencé quand on a fait payer des amendes », estime néanmoins Renauld de Bruyne, chargé de mission Ecoconso. Et d’ajouter que si l’on communique beaucoup sur les bons gestes de recyclage, « peu est fait en matière de réduction des emballages, ce qui doit être mené au niveau industriel »

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