Racket, attaques, braquages violents,… Ce début d’année a été marqué par plusieurs faits divers médiatisés, que certains politiques n’ont pas manqué de reprendre au profit de leur campagne. Mais qu’en est-il vraiment de la sécurité et du sentiment d’insécurité à Bruxelles. Une étude de Christophe Minck, docteur en droit et sociologue aux Facultés Saint Louis à Bruxelles – diffusée par la revue Brussels Studies – remet les choses en perspectives.
L’étude se fonde sur le Moniteur de la sécurité qui, malgré les limitations qu’il présente, offre des informations factuelles pleines d’enseignements au sujet de Bruxelles. Le Moniteur de la sécurité consiste en une enquête, réalisée tous les deux ans à a demande du SPF Intérieur, et sondant - par téléphone - les habitants sur les infractions dont ils ont été victimes.
L’auteur se centre sur trois questions : comment peut-on caractériser la victimisation des Bruxellois, dans quelle mesure éprouvent-ils un sentiment d’insécurité et quelle est leur perception des problèmes se posant dans leur quartier ? Des conclusions de l’étude, il ressort notamment que le sentiment d’insécurité des Bruxellois n’ « apparaît pas catastrophique » et que, de plus, il est stable. L’auteur relève toutefois que Bruxelles connaît des problèmes de sécurité plus importants que l’ensemble du pays et légèrement plus important que l’ensemble des grandes villes. Mais on est loin d’un « Chicago belge », souligne-t-il.
Ceci étant posé, Christophe Minck insiste sur le fait que le sentiment d’insécurité est une réalité très complexe. Et il poursuit en redisant les limites du Moniteur de la sécurité. L’auteur de l’étude regrette ainsi qu’il ne soit pas possible de dresser un Moniteur de la sécurité régional ou encore que des chiffres, qui sont collectés grâce à des fonds publics, ne soient pas accessibles aux scientifiques.
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