L'Institut wallon pour la Santé mentale (IWSM) vient de publier un « Rapport sur les usages problématiques d'Internet et des jeux vidéo », téléchargeable sur son site. Financée par la Région wallonne, l'étude est le fruit d’un partenariat entre l’IWSM, le Groupe de recherche interdisciplinaire communication & Internet (Grici) des Facultés de Namur et le centre de documentation de l’asbl Nadja. Cette dernière est aussi spécialisée dans le traitement et la prévention des dépendances. Nous avons récemment réalisé un Labiso et une vidéo sur cette asbl.
Les recommandations issues de ce rapport dressent plusieurs constats (parfois étonnants) :
• « les TIC participent activement à une "nouvelle donne sociale", il convient de les appréhender sereinement, sans diabolisation ni stigmatisation » ;
• un constat important à noter est que « les usages (problématiques ou non) des TIC ne sont pas le monopole d’une catégorie sociale (les jeunes !), ils concernent toutes les catégories de population ». De quoi casser une idée toute faite ;
• pas d'approche « répressive », les initiatives a privilégier sont celles « permettant l’ouverture d’espaces de dialogue et de construction de sens » ;
• les auteurs du rapport s'insurgent contre « la tendance contemporaine à pathologiser et médicaliser tout comportement qui s’écarte de la norme et se montre sceptique quant à la pertinence de l’utilisation d’une nouvelle catégorie diagnostique faisant référence à la "cyberdépendance" » ;
• « à l’expression "cyberdépendances", le groupe propose une alternative moins stigmatisante et moins pathologisante comme l’expression "usage problématique des TIC" ». Encore faudra-t-il que cette appellation soit compréhensible de tous ;
• « les usages problématiques des TIC doivent être analysés et suivis dans le cadre du fonctionnement global de l’individu et de son contexte de vie ».
Crédit illustration : Abuse - launch grenade flyer Wikimédia/Copyleft