Un patient arrive à l'hôpital à la suite d'un accident de chantier. Il ne parle pas la langue, ne veut pas s'exprimer sur ce qui s'est passé. Une femme se présente à l’hôpital pour subir un avortement. Après examen gynécologique, il s'avère que la femme en question a déjà subi des avortements répétés... Ces patients sont peut-être des victimes de la traite des être humains.
On dispose, en Belgique, de trois centres d’accueil spécialisés dans l’accueil et l’accompagnement pour les victimes de la traite des êtres humains. Il s’agit de : PAG-ASA à Bruxelles, Sürya à Liège et Payoke à Anvers. Le SPF Justice publie une revue pour aider les équipe médicales à identifier les victimes de ces trafiques sordides. « Les victimes de traite sont souvent blessées, ont reçu des coups. Elles peuvent souffrir de sous-nutrition, manifester un stress important, de la peur ou refuser de s’exprimer », peut-on y lire. Ou encore : « le patient est parfois également accompagné en permanence d’une personne qui joue les intermédiaires et « empêche » en quelque sorte le personnel hospitalier de nouer un contact avec le blessé. »
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